Tour de France 2003: la chute qui a anéanti les chances de Jan Ulrich

Article : Tour de France 2003: la chute qui a anéanti les chances de Jan Ulrich
12 septembre 2020

Tour de France 2003: la chute qui a anéanti les chances de Jan Ulrich

Le Tour de France bat actuellement son plein avec des étapes très palpitantes. Le peloton est actuellement dans la deuxième semaine de course et des coureurs ont marqué de leur empreinte cette édition du Tour. La lutte pour le maillot jaune s’annonce très serrée, le slovène Primoz Roglic (Jumbo Visma) qui est actuellement le leader de la course aura fort à faire face à des coureurs bien classés comme Egan Bernal (Ineos Grenadier), Tadej Pogacar (UAE Emirates), Guillaume Martin (Cofidis), Mikel Landa (Bahreïn Mccalren) ou encore Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) et Richie Porte (Trek Segafredo).

La troisième semaine qui s’annonce terrible, sera le juge de paix de ce Tour de France. Aujourd’hui, je vais vous faire remonter le temps et vous amener en 2003, le samedi 26 juillet plus exactement, lors du contre-la-montre individuel entre Pornic et Nantes. En 2003, j’avais 9 ans et je me rappelle avoir attendu toute l’année cette édition du Tour de France pour supporter mon idole, celui là même qui m’a fait aimer le vélo et le Tour de France, l’Américain Lance Armstrong.

La fusée texane contre l’ogre de Rostock

En 2003, Lance Armstrong a su parfaitement négocier le parcours, il a euceuré tous ses principaux adversaires à l’exception d’un seul qui croyait toujours en ses chances de victoire, il s’agit de l’Allemand Jan Ullrich, éternel rival de Lance Armstrong. Malgré la maîtrise de Lance, Ulrich a su garder le contact jusqu’à la 19e étape, une étape qui allait grandement contribuer à désigner le vainqueur de la grande boucle. Au départ de cette étape, l’écart n’était pas trop élevé (1mn18s) entre les deux champions.

Lors de ce contre-la-montre individuel, l’allemand pouvait soit refaire son retard sur le Texan soit perdre définitivement le Tour. Jan était un spécialiste de l’épreuve du contre-la-montre, quand il s’est lancé, il a immédiatement tout donné, l’Allemand était conscient qu’il pouvait réaliser un exploit. Le parcours de l’étape était très sinueux et les conditions météorologiques dantesques, une forte pluie avait rendu la chaussée très glissante. Jan Ullrich n’avait que faire de ces difficiles conditions, il s’est donné à fond et dans la première partie de course, il possédait un temps d’avance sur Lance Armstrong.

Le professionnalisme de Lance a fait la différence

L’Américain de son côté, ne prenait aucun risque, il gérait son effort pour ne pas prendre de risque avec la chaussée glissante. Alors qu’il était bien parti pour remporter l’étape et se rapprocher de Lance, Jan Ullrich a mal négocié un virage et il a chuté, patatra, tous ses espoirs se sont envolés. Dès lors, la course n’a plus été la même, Ulrich a pu repartir mais il était crispé sur son vélo. Derrière, Lance Armstrong a refait son retard sur l’allemand. Au cours de ce contre la montre, Lance Armstrong finira à la 3e place avec 11 secondes d’avance sur Jan Ullrich qui a terminé 4e tout déboussolé. À mon avis, ce qui a fait la différence ce jour-là, c’est que l’américain avait minutieusement préparé cette étape piégeuse.

Le Texan avait reconnu le parcours et identifier les différents points dangereux quelques heures avant le départ lorsque Ulrich était bien au chaud dans sa chambre d’hôtel. De plus, Lance Armstrong avait demandé à deux de ses coéquipiers (Viatcheslav Ekimov et Víctor Hugo Peña ) de faire le chrono à bloc pour lui rapporter des éléments cruciaux sur le parcours. Lance Armstrong était un immense champion qui ne laissait rien au hasard, il voulait perfectionner même les plus petits détails pour être performant. Ce 26 juillet, Jan Ullrich a commis une petite erreur qui lui a été préjudiciable et au sortir du contre-la-montre, l’allemand a compris qu’il n’avait plus aucune chance de remporter le Tour de France 2003. Revivez cette étape dans cette vidéo:

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