Amos Joel Yohane Traore

Leicester, voici Jamie Vardy

Leicester City, c’est la très belle surprise de cette fin d’année. En effet le club qui avait frôlé la relégation lors de la saison précédente du championnat d’Angleterre vient de réaliser l’un des plus beaux, les plus inattendus exploits du sport contemporain moderne en remportant à la surprise générale le championnat Anglais à l’insu des tout-puissants clubs que sont les habituels Arsenal, Liverpool, Manchester United, Manchester City, Chelsea et autres Tottenham. Ce succès fut possible grâce au talent de plusieurs joueurs à qui le football business, bling bling n’a pas cru. On peut citer l’infatigable Franco-Malien N’golo Kanté, le génial dribleur Riyad Mahrez, le métronome Daniel Drinkwater, le colosse et capitaine Weiss Morgan, le portier hors pair Kasper Schmeichel. L’éclosion de ces joueurs a été aussi possible grâce à la vista, au management d’un technicien qui revient aussi de loin et qui s’est trop souvent vu coller l’étiquette de ‘’ Looser’’ mister Claudio Ranieri. Mais s’il y a un joueur qui a crever l’écran et c’est révéler au monde entier en portant littéralement les Foxes (Surnom attribué à l’équipe de Leicester) sur ses épaules, c’est Jamie Vardy. L’attaquant Anglais de 29 ans, grâce à ses 24 buts, a grandement contribué au succès de Leicester. Ce qui est fabuleux avec ce joueur c’est qu’il n’est pas passé par un chemin classique et qu’il a dû batailler pour en arriver là. Retour donc sur l’itinéraire de ce champion.

 

                             Naissance et Première désillusion à Sheffield Wednesday

 

Jamie Richard Vardy est né le 11 Janvier 1987 à Sheffield dans le comté du Yorkshire (Province) au sud de l’Angleterre. C’est dans cette ville qu’il a fait ses premières gammes avec le football avant d’intégrer le centre de formation du club de la ville. Jamie Vardy alors âgée de 15 ans fait un premier pas vers son objectif de devenir footballeur professionnel. Cependant le jeune Vardy va voir un premier obstacle se dresser sur son chemin. En effet quelques semaines après avoir intégré le centre de formation de Sheffield il ne sera pas conservé par le club du comté du Yorkshire car jugé « trop petit »  et « pas assez costaud physiquement ». Ce premier échec a été très compliqué à vivre pour Jamie Vardy qui a déclaré récemment au journal d’information Daily Mail : « Quand j’ai quitté Sheffield Wednesday, je pensais que c’était terminé. J’étais très en colère et bouleversé, voilà pourquoi j’ai arrêté de jouer pendant un an »

 

                                                           Vardy, Bad Boy au grand cœur

 

Après une année sans foot, Jamie reprend du service en 2003 à Stockbridge Park. Un club qui évolue alors en D8 Anglaise. Mais là n’est pas l’essentiel pour l’Anglais qui veut juste retrouver le plaisir de toucher au ballon. Cependant, le garçon se distingue rapidement par ses frasques hors du terrain. « Je suis allé à l’Université pendant un an et je me suis mis dans le pétrin(…). J’ai voulu défendre un ami qui était sourd. Des gars se sont moqués de lui parce qu’il portait une aide auditive. Ils nous ont attendus une heure et demie devant le Pub (Etablissement public où l’on sert des boissons alcoolisées). Ils ont commencé à le frapper et je ne voulais pas rester là, sans rien faire et le laisser prendre une raclée ». Reconnu coupable d’agression il doit porter un bracelet électronique et rentrer chez lui tous les soirs à 19 heures en raison d’un couvre –feu qui lui est imposé. Cela n’a pas été sans conséquence sur sa vie de footballeur puisque parfois il devait même être remplacé en cours de match pour ne pas dépasser l’horaire qui lui était imposé.

 

                                                     L’Usine, pour joindre les deux bouts

Aujourd’hui, Jamie Vardy gagne très bien sa vie grâce à sa passion mais cela n’a pas été toujours le cas. En parallèle de sa carrière de footballeur, celui qui évolue alors au FC Halifax (2010-2011) 6e Division Anglaise doit travailler pour joindre les deux bouts. C’est ainsi qu’il se retrouve à travailler dans une usine qui fabrique des attelles (Planchette, Plaque destinée à maintenir immobile un membre fracturé). Ce métier plaît au jeune homme mais il ne l’occupera pas longtemps.

 

                                                                        Vardy « The Canon »

Jamie Vardy a un sacré caractère, c’est le moins que l’on puisse dire. Une personnalité explosive qui, ajoutée à son passé mouvementé, lui vaudra le surnom suivant : The Canon. Un surnom dont il a expliqué l’origine dans un entretien accordé au  ‘’ Leicester Mercury’’ : « Le surnom « Canon »était une petite blague parce que j’étais un peu fou. Quand je suis sur le terrain, je dois mener l’attaque et je dois être agressif  à cause de ma taille. Cela a donné mon surnom ». Sacré tempérament le bonhomme

 

                                                  De l’Homme qui valait 800£ à 1 million de £

Jamie Vardy a eu une carrière vraiment atypique, il a longtemps écumé les clubs de division inférieure notamment le FC Halifax qu’il rejoint en 2010 contre 800£, soit un peu plus de 100 euros. Cependant il ne restera pas longtemps à Halifax FC puisqu’il rejoindra l’année suivante Fleetwood où il réalise une superbe saison en marquant 34 buts en 40 matches toutes compétitions confondues. Ces performances ne passent pas inaperçues et en 2012, Leicester City club de 2e division mise 1 million de livre sterling soit près de 1,3 million d’euros, sur l’attaquant anglais qui s’engage pour trois saisons et demie. Les dirigeants des Foxes ont donc tenté un pari sur un joueur qui évoluait jusqu’alors dans une ligue inférieure. Il est d’ailleurs à ce moment- là, le joueur non professionnel le plus cher d’Angleterre. Il ne se doutait pas du fabuleux destin qui l’attendait.

 

                                                                  Professionnel à 25 ans

En signant à Leicester City, Jamie Vardy a du même coup réalisé l’un de ses grands rêves. Il devient footballeur professionnel en signant son premier contrat pro à l’âge de 25 ans. Pourtant les premiers pas de l’attaquant en Championship (Seconde Division Anglaise) ne justifient pas ce statut. Lors de cette première saison, il marque 5 buts en 29 matches. Un départ est même évoqué mais il restera et aura le succès qu’on lui connaît. Cette saison ces  statistiques avec Leicester sont dignes des plus grands joueurs : 36 matchs disputés, 36 titularisations, 3140 minutes de jeu dont 24 buts pour terminer deuxième meilleur buteur du championnat.

 

                                                               L’histoire de sa vie

Fantastique parcours pour ce joueur jugé jadis ‘’ trop petit et pas assez costaud’’, il a pris une vraie revanche sur un destin qui lui a réservé bien des surprises. Il est la preuve vivante que tous les rêves sont permis avec de la persévérance et du travail. Jamie Vardy revient de loin, personne ne croyait en lui et il a dû croire en lui-même pour réaliser son rêve. Au-delà du football c’est une grande leçon de vie que ce jeune homme nous a apprise. On peut passer par des moments difficiles, on peut toucher le fond, on peut se décourager, on peut pleurer, on peut être à bout de forces et perdre espoir, aussi étroit soit le chemin, nombreux les obstacles nous ne devons jamais abandonner car chacun est maître de son destin et nous avons tous la possibilité de changer notre destinée. Alors monsieur Vardy, je vous remercie de m’avoir permis de croire toujours en mes rêves et je suis persuadé que cette formidable saison n’est pas encore terminée, grâce à ses performances il jouera avec l’équipe d’Angleterre l’euro de football qui débutera dans quelques jours et qui sait ? Peut-être nous réserve-t-il de nouvelles prestations de haute volée. Alors je n’ai qu’une chose à dire :

 

                                                                  GOD SAVE  JAMIE VARDY


Le Cyclisme se meurt à Sya

 

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous invite à partir à la découverte du cyclisme dans la ville de  Bobo Dioulasso. Le cyclisme, fut dans le passé le sport numéro 1 à Sya. « Sya est le nom traditionnel de la ville de Bobo Dioulasso« . Les coureurs issus de la ville formaient le socle de l’équipe nationale de cyclisme. Je vous invite donc à découvrir ce merveilleux sport qui malheureusement tombe peu à peu dans les oubliettes dans cette ville de l’ouest du Burkina Faso.

                                                     

 Bobo Dioulasso, Terre de Cyclisme

La ville de Bobo Dioulasso a toujours vibré au rythme des courses cyclistes qui s’y organisaient. En effet, des années 60 aux années 80, la crème du cyclisme se trouvait à Bobo Dioulasso. Il existait un véritable engouement autour de ce sport. Les populations admiraient et vouaient presque un culte à ces coureurs qui se battaient sur leurs vélos de courses pour offrir un beau spectacle. Les plus anciens se rappellent encore de l’ambiance qui prévalait les weekends lors des courses cyclistes. C’était des moments de communion, et de partage. Chacun avait son coureur favori et s’identifiait à ce dernier. Le cycliste, assis sur son vélo, encaissant la douleur et pédalant rageusement, marquait le respect.

 “ C’était les plus beaux moments de ma vie“ se rappelle Zebre Seydou ancien coureur et aujourd’hui entraîneur.

Il faut soutenir ces vaillants hommes pouqu'ils puissent réussir leur mission
Zebre Seydou assit avec la casquette jaune, et Rabo Madi, à droite, ancien grand coureur de la ville. Tous deux sont aujourd’hui entraîneurs.

La passion du cyclisme à Sya était telle que la ville était devenue l’épicentre du cyclisme en Afrique de l’ouest. De nombreux coureurs venaient y acquérir de l’expérience.

 

 Le Début du Déclin

Mais voilà, avec tous les soubresauts politiques qu’a connus le pays à la fin des années 80, le cyclisme est tombé progressivement dans le néant. Les autorités de l’époque ne voyait pas d’un bon œil l’importance du cyclisme dans cette région du Burkina. Il faut dire qu’à l’époque le régionalisme était très ancré dans la gestion du pouvoir. C’est ainsi que les courses cyclistes furent progressivement délocalisées vers la capitale Ouagadougou. Ce coup de poignard fut terrible pour le village de Sya qui a vu peu à peu ses meilleurs coureurs et différents sponsors converger vers Ouagadougou, qui devint par la même occasion la nouvelle ville du cyclisme. Dès lors, Bobo Dioulasso n’a plus connu de weekends festifs marqués par ces courses cyclistes. Les populations se tournèrent donc vers d’autres sports, comme le football. Cependant, quelques passionnés, ne voulant pas voir ce sport mourir, s’activent pour faire renaître le cyclisme de ses cendres.

 

Le Renouveau du Cyclisme à Sya

Le cyclisme a connu une longue traversée du désert jusqu’au début des années 2000. Durant cette période, les clubs cyclistes de Sya étaient dans un état léthargique : il n’existait plus de sponsors et les coureurs de Bobo Dioulasso, sans aucun accompagnement, n’étaient conviés à aucune course. Malgré toutes ces difficultés, des personnes passionnées se sont organisés afin de redonner vie au cyclisme à Sya. En effet depuis 2011, grâce au travail acharné de quelques anciens coureurs comme Zebre Seydou, Zoungrana Idrissa, Rabo Madi et de quelques mécènes comme Lacina Traore, Bobo Dioulasso dispose désormais d’un bureau exécutif qui est en charge de développer à nouveau le cyclisme à Sya. Ces efforts ont permis de remettre sur pied les quatre clubs restants de la ville de Bobo Dioulasso à savoir : As Sifa, Vélo Club de Bobo Dioulasso, Sya Yeleen et Rail Sprint. Il y a eu aussi l’émergence d’une nouvelle génération de coureurs qui sont encadrés par les anciens. Grâce à tout ce travail, des coureurs de Bobo Dioulasso sont à nouveau invités lors des différentes courses.

Une nouvelle génération de coureurs est entrain d'émerger et ils ne demandent qu'à être accompagner
Une nouvelle génération de coureurs est entrain d’émerger et ils ne demandent qu’à être accompagnés

 

Mais force est de constater que, malgré tous ces efforts, il existe encore de nombreuses difficultés qui freinent un nouvel essor du cyclisme à Sya. Parmi ces difficultés, on peut citer la vétusté des vélos de course. Le cyclisme a beaucoup évolué depuis les années 60, mais la majorité des coureurs de Bobo Dioulasso roule toujours avec des vélos de courses composées de fer ou d’aluminium. Les coureurs de la capitale Ouagadougou et d’autres localités roulent quant à eux sur des vélos hyper perfectionnés, composés de carbone et extrêmement légers. Ensuite, il y a un manque criard de financement des clubs qui sont livrés à eux-mêmes. De fait, ils peinent à appuyer financièrement et matériellement leurs coureurs. Comparés aux coureurs de Koudougou, Ouagadougou, Tenkodogo, Ouahigouya, les cyclistes de Bobo Dioulasso sont considérés comme des désœuvrés. Enfin les coureurs de Bobo Dioulasso manquent de compétitions. Ils n’ont que très peu d’occasions d’exprimer leurs talents. Toutes ces difficultés conjuguées font que les coureurs de la ville de Sya ne sont pas assez compétitifs. Malgré toutes leurs bonnes volontés, le cyclisme peine donc toujours à se relever à Sya.

 

vélo en fer utilisé généralement utilisé par les coureurs cyclistes de Bobo Dioulasso
vélo en fer utilisé généralement  par les coureurs cyclistes de Bobo Dioulasso
Vélo en carbone utilisé par les coureurs des autres localités du pays
Vélo en carbone utilisé par les coureurs des autres localités du pays

 

Cri de cœur des Coureurs et des Populations

Le constat est clair : le cyclisme se meurt à Sya. Malgré le travail abattu, la pratique de ce sport est en passe de disparaître si rien n’est fait. Les coureurs n’en peuvent plus. Il n’y a que leur passion qui les fait tenir. Les populations sont exaspérées de toujours attendre l’étape du Tour du Faso pour assister à une course dans leur ville, pourtant considérée comme la deuxième ville du pays. Il faut décentraliser les courses à Bobo Dioulasso, promouvoir la destination de la ville afin que des personnes ressources ou des organisations étrangères puissent y organiser des courses. Les coureurs de la ville pourront alors acquérir de l’expérience. Les sponsors doivent investir dans les différents clubs afin qu’ils soient plus compétitifs. Le cyclisme étant un sport populaire les sponsors bénéficieront d’une très bonne visibilité. Ce sport est vraiment apprécié à Sya. S’il arrive à disposer de tous les moyens nécessaires à son plein essor, cela contribuera énormément au rayonnement de la ville et même booster l’attrait du pays. Les courses cyclistes à Sya sont plus que des événements sportifs.


Sindou m’a ouvert les portes de Mondoblog

Salut à tous, je me présente moi c’est Traore Amos Joel Yohane et je vis au Burkina Faso, pour en savoir plus sur moi vous pouvez consulter le menu « Ma Biographie » . Pour ce tout premier article je voudrais vous montrer les étapes qui m’on permis d’être sélectionner parmi les Mondoblogueurs de la saison 5.

C’est sur les ondes de RFI que j’ai entendu parler de Mondonblog et sur le concours qui allait être bientôt lancé. Les premiers instants j’étais vraiment sceptiques sur mes chances de devenir Mondoblogueurs , mais après quelques recherches sur internet je me suis vite aperçus que le concours Mondoblog était une merveilleuse opportunité qui pouvait me permettre de faire de belles rencontres avec d’autres blogueurs de pays différents et ainsi apprendre beaucoup, je me suis donc dit: <<Amos ne laisse pas passer cette occasion>>. Je me suis alors rendu sur le site de mondoblog où je me suis inscrit et où il fallait proposer un teste de 4500 caractères qui se reposait sur 3 thèmes au choix. J’ai donc choisit  » Un matin pas comme les autres » où je mettais en avant le déroulement de l’insurrection populaire qui a fait partir notre Président Blaise Compaoré du pouvoir en 2014. J’avoue que je me suis surpris moi même en rédigeant ce texte car mon récit collait parfaitement au thème, et c’est ainsi que le 31 Mars j’ai soumis ma candidature. Le 13 Avril à ma grande surprise quand je consultais ma boîte Email j’ai vu un message de l’atelier des médias qui me notifiait que j’avais été retenu pour la seconde phase. Dès lors j’ai su que si je produisais un second texte de qualité je pouvais faire partir de l’aventure Mondoblog, pour cette seconde phase comme thème j’ai choisis    » C’est ici et nulle part ailleurs », le texte s’articulait sur les mœurs, le fonctionnement et les habitudes d’un village vraiment pas comme les autres, « Sindou ». Et c’est grâce à ce texte que le 02 mai j’ai reçu un courriel de la part de l’équipe de Mondoblog me félicitant car le village de Sindou m’a permis d’être sélectionné pour participer à la saison 5 de Mondoblog.

Sans titre

Je remercie Mondoblog de m’avoir fait confiance et je suis vraiment ravi d’avoir intégrer cette communauté où je pourrai aborder plusieurs sujets.

 

A présent j’aimerais vraiment vous proposer la lecture du récit qui m’a permis d’être parmi les lauréats de la  saison 5 de Mondoblog. j’attends vos avis. Merci

 

                                                 C’est ici à Sindou et nulle part ailleurs

 

    Sindou est un village qui se distingue par ces mœurs. C’est ici à Sindou et nulle part ailleurs que les hommes ont l’obligation d’aider toutes les femmes du village dans toutes les tâches du quotidien sous peine de se voir bannir du village. Ensuite à Sindou, le chef du village n’hérite pas du pouvoir, en effet tout habitant de Sindou peut aspirer à devenir chef pour cela, chaque candidat doit passer un examen particulier. Le candidat doit subir une série de tests afin de mesurer son degré de probité, d’honnêteté, de courage, d’écoute, de rassembleur, de leader. Durant 10 jours, les candidats seront soumis à différents tests aussi insolites les uns que les autres, concoctés par les habitants du village eux-mêmes. À la fin de ces tests, les candidats retenus, doivent passer une épreuve finale à l’issue de laquelle le chef du village sera choisi.

Pour cette dernière épreuve chaque candidat doit affronter un lion et lui prélever une griffe, le lion ne doit pas être tué car il est un animal sacré à Sindou et sa griffe représente l’emblème du pouvoir. Cette épreuve a pour but de tester le caractère et la détermination du futur chef du village. Une autre particularité à Sindou, est que tous les conseillers du chef sont des femmes et leur influence est tout aussi grande. Avec une société de plus en plus féodale et misogyne, ce village bouscule les codes. La mission du chef du village est de veiller au bien- être des habitants pour cela, chaque jour il se rend dans tous les ménages afin de s’enquérir des besoins de chacun.

Dans ce village pour pérenniser les valeurs qui régissent le fonctionnement de la communauté, les enfants apprennent la gestion du pouvoir dès leur plus jeune âge auprès du chef.Très tôt on leur inculque le sens des responsabilités, le respect d’autrui, la tolérance et la solidarité. À Sindou, plusieurs religions sont      pratiquées cependant en plus de sa religion, tout habitant doit connaître et assimiler les enseignements des autres religions pratiqués au sein du village et c’est ainsi qu’on voit à Sindou des chrétiens qui enseignent le Coran à des chrétiens, des musulmans qui enseignent la Bible à des musulmans, des animistes, lire et mettre en pratique des paroles de ces livres saints.

Eh oui c’est ici à Sindou et nulle part ailleurs que ceci se passe. Enfin dans ce village il y a une autre tradition qui consiste à nourrir la terre. Ainsi chaque fin de semaine, au lever du soleil, tous les habitants avec le chef en tête organisent une sortie pour fertiliser de vastes étendues de terres autour de Sindou. Les fertilisants utilisés sont les excréments de divers animaux de basse-cour et de bétails, le compost issu des divers déchets ménagers. Les habitants remercient à leur manière la terre pour tout ce qu’elle produit pour le village. Incroyable que sont les habitudes, les règles et le fonctionnement de Sindou.

Ce village n’a jamais connu de conflits entre habitants, les délits et autres problèmes sociaux n’y existent pas, il n’y a ni discriminations ni stigmatisations, de plus le village a toujours été à l’abri des aléas climatiques et c’est ici à Sindou et nulle part ailleurs que l’on peut constater ces faits. En bref, les maux dont souffre notre société moderne aujourd’hui, Sindou en est épargné parce que ses habitants ont décidé d’agir et de penser autrement.