Amos Joel Yohane Traore

Covid-19 : Comment les internautes burkinabès trollent la maladie

À l’instar des autres pays du monde, le Burkina Faso vit des heures sombres à cause de la pandémie du coronavirus. Cela fait plusieurs semaines maintenant que le pays des hommes intègres essaye de s’adapter aux différentes mesures draconiennes qui ont été prises par le gouvernement pour enrayer la propagation du Coronavirus. A la date du 26 Avril 2020, on comptait 635 cas de contamination et 42 décès. La population dans son ensemble, respecte scrupuleusement les mesures de gestes barrières.

Le Covid-19 a de lourdes répercussions sur l’économie nationale burkinabè. En sus, de nombreux lieux de commerce, tels que les marchés sont fermés jusqu’à nouvel ordre et nul ne sait quand est-ce que la pandémie sera maîtrisée. Il faut dire que dans leur grand ensemble, les citoyens burkinabè n’auraient jamais imaginé vivre un jour un pareil contexte.

C’est une situation inédite, exceptionnelle et inquiétante pour le peuple burkinabè. Néanmoins, un des traits caractéristiques du citoyen burkinabè est de toujours prendre les choses avec philosophie. En effet, sur internet, plusieurs internautes ont trollé des scènes en rapport avec le Covid-19 pour essayer de calmer le climat de psychose. Ainsi, sur la toile, on peut découvrir des photos et publications aussi hilarantes les unes que les autres qui mettent en avant des individus qui se protègent avec des masques très originaux. Voici une sélection des meilleurs trolls du Covid-19 venant des internautes burkinabè.

Image Facebook
Cache-nez improvisé – CC Clement Pognogo
Face au Coronavirus c’est sauve qui peut – CC Naim Toure
Respect des gestes barrières avec un masque de protection fait maison- CC Boukaré Bougoum

Le dernier troll est mon préféré, il met en lumière cette célèbre assertion du scientifique français Laurent Lavoisier:

Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme

Masque bio-dégradable – CC Lassina Sanou


Burkina Faso : Etude de la médecine, du rêve au cauchemar

Le domaine de la médecine est l’un des secteurs les plus stratégiques de notre société. A l’heure où le monde est confronté à l’une des plus graves crises sanitaires de l’histoire, le monde de la médecine et de la santé est en première pour mener la riposte contre le coronavirus. La médecine a apporté des innovations impressionnantes à la vie de l’homme. À l’ère de ce 21e siècle et face aux nombreux défis de santé qui se profilent à l’horizon pour l’humanité, la médecine est en train de connaître de nouvelles mutations qui pourraient s’avérer déterminantes pour la survie de l’homme.

Aucun pays ne peut prétendre au développement sans un secteur de la santé performant qui va dépendre énormément des avancées de la médecine. Comment une population peut se mettre efficacement au travail si elle n’est pas en bonne santé ? Au Burkina Faso, après l’obtention du baccalauréat, de nombreux jeunes étudiants issus de filières scientifiques, s’orientent vers la médecine avec pour ambition de participer grandement au bien-être des populations. Mais voilà, le système universitaire burkinabé est dans une léthargie qui ne dit pas son nom et cela dure depuis plusieurs années maintenant. Les difficultés rencontrées par les étudiants en médecine frappent tous les autres étudiants de n’importe quelle filière au Burkina. Cependant, pour cet article, l’on s’appesantira sur le sort réservé aux étudiants en médecine.

Une formation bradée

Le cas le plus saisissant est le calvaire que vivent les étudiants de l’Unité de formation et de recherche en science de la santé (UFR/SDS) de l’Université Ouaga I. — Pr. Joseph Ki-Zerbo qui est par ailleurs la première université publique à ouvrir ses portes au Burkina Faso. Dans le département SDS, les étudiants en médecine tirent le diable par la queue et doivent braver de nombreuses injustices au sein de l’UFR pour poursuivre leur formation. Un jeune étudiant en 5e année de médecine a livré un témoignage édifiant sur la qualité de l’enseignement dispensé au sein de son département.  Pour les besoins de l’article et en accord avec l’étudiant, ce dernier se fera nommer Alex.

Étudier la médecine au sein de l’Université Joseph Ki-Zerbo est un vrai supplice, il y a des fois où je n’ai plus de force et j’ai envie de tout plaquer. Figurez-vous que l’on peut programmer un examen, vous vous préparez pendant des jours voire des semaines et lorsque vous arrivez en salle de composition on vous fait comprendre qu’il n’y a pas de feuilles de composition disponible et qu’il vaudrait mieux rentrer à la maison. Lorsque les examens arrivent à se tenir normalement, c’est l’administration qui se fait remarquer par sa mauvaise foi. 

L’administration fait des erreurs énormes lors du report des notes après les délibérations causant ainsi de nombreux préjudices aux camarades étudiants. Bref, c’est du grand n’importe quoi.

S’est ainsi exprimé notre interlocuteur qui a par la suite pointé du doigt la méchanceté, l’égoïsme, le cynisme de quelques professeurs et responsables de département qui font tout pour saper le moral des étudiants.

Seul contre un système vampirique

Pour parfaire leur formation, les étudiants en médecine sont appelés à faire des stages dans différents centres hospitaliers du pays qui sont de surcroît très mal équipés et qui souffrent de nombreux dysfonctionnements. Là encore, c’est la croix et la bannière pour les stagiaires. Dans les textes, il doit être mis à la disposition des étudiants un kit médical pour que leur stage se déroule dans de bonnes conditions, mais les droits des étudiants sont bafoués, puisqu’il ressort que ces mêmes étudiants doivent payer de leur poche pour avoir le kit médical.

Des frais de stage doivent aussi être perçus par les étudiants, malheureusement, un groupuscule de personnes au sein de l’administration font tout leur possible afin que l’étudiant n’entre pas en possession de ses frais de stage. Certains stagiaires, après des revendications et des luttes interminables arrivent à percevoir la moitié de leur argent. Les autres, découragés par ce système vicieux font leur stage à leurs propres moyens et sont obligés de se serrer très fort la ceinture car il y a d’autres charges à côté. Un réseau très sombre est présent au sein du département de médecine mais aucune autorité n’a le courage de taper du poing sur la table pour remettre de l’ordre et mettre fin au calvaire des apprenants.  

Pour en savoir plus, je vous recommender d’aller lire cet article, et celui-ci.

Les premiers responsables sont interpelés 

Les étudiants les plus téméraires qui ne veulent pas rester les bras croisés et subir ces injustices sont victimes d’intimidations et de brimades de tout genre. Après plusieurs années de galère, les médecins stagiaires, à bout psychologiquement, sont prêts à abandonner la médecine pour se consacrer à autre chose, c’est tout simplement révoltant. Les premières autorités du pays des hommes intègres sont interpellées, le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation est interpelé, les responsables de l’Université Joseph Ki-Zerbo sont interpellés. 

Il faut que le massacre cesse, au-delà de l’aspect académique, les dirigeants universitaires devraient être fiers de mettre à la disposition de jeunes étudiants tous le matériels et l’accompagnement nécessaire afin qu’ils réussissent à faire de la médecine burkinabé un véritable label qui allait soulager les populations locales et être envié partout sur le continent africain. L’enseignement supérieur  burkinabé est dans un état très lamentable et le cas des étudiants en médecine de l’Université Joseph Ki-Zerbo n’est qu’un exemple de la déliquescence du système éducatif au Burkina Faso où les apprenants doivent gérer conditions d’études exécrables et conditions de vie épouvantables.

 


Burkina Faso : le Président renonce à son salaire pour aider à lutter contre le Covid-19

Depuis quelques semaines maintenant, le Burkina Faso vit au rythme des mesures prises par le gouvernement  pour enrayer la propagation du coronavirus. Le pays des hommes intègres est l’un des pays ouest-africains les plus impactés par la maladie, on y dénombre à peu près 500 cas de contamination et une trentaine de morts. Les deux grandes villes du pays, à savoir Ouagadougou et Bobo Dioulasso sont les plus touchées par la maladie. Il y a quelques semaines, face à la hausse des cas de contamination, le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré a pris des décisions importantes qui ont fortement impacté sur la vie des populations. 

Il s’agit de la fermeture des marchés, des lieux de culte, des écoles et Universités, des lieux de réjouissance populaire, pour une période encore non déterminée. Pour accompagner un tant soit peu les populations qui sont frappées de plein fouet par ses différentes mesures restrictives, le gouvernement Kaboré a élaboré un plan d’urgence de 171 milliards de FCFA. Par ailleurs, le chef de l’État a lancé un appel à la solidarité nationale dans le but d’aider toutes les structures sanitaires qui mènent une lutte héroïque contre la  pandémie du Coronavirus.

Le peuple tire le Diable par la queue 

Depuis le mois de mars, les Burkinabés vivent une situation qu’ils n’auraient jamais imaginé. Toute l’économie est au ralentie et la majorité de la population, qui évolue dans le secteur informel, vivant au jour le jour est désespérée. En effet, les sources de revenus ont fondu comme neige au soleil depuis l’application des mesures draconiennes du gouvernement. Ce jeudi 16 avril, dans un décret, le président Roch Kaboré a annoncé qu’il allait céder six mois de son salaire dans l’effort de lutte contre le Covid-19.

Cette mesure va également toucher le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré (quatre mois de salaire) et l’ensemble du gouvernement burkinabé. Les ministres devront ainsi renoncer à un mois de salaire pour soutenir le peuple burkinabé dans la lutte contre le Covid-19. Même si cette mesure du président burkinabé est à saluer dans cette période très difficile pour son peuple, il aurait pu marquer un peu plus les esprits en ayant un peu plus d’audace.

Populisme ou vraie solidarité ?

Au Burkina, les textes régissant les conditions de rémunération des membres du gouvernement et du chef de l’État ne sont pas assez clairs et peuvent déboucher sur des contradictions. Si le président burkinabé voulait vraiment faire bouger les lignes dans ce contexte de crise sanitaire, il aurait pu puiser dans les fonds de souveraineté communément appelée Caisse noire.

Ces caisses noires sont de véritables coffres-forts dotés pour la plupart de milliards de FCFA. De nombreuses grandes institutions étatiques, dont la Présidence du Faso et l’Assemblée nationale, sont dotées de fonds de souveraineté. Sur les réseaux sociaux, les internautes burkinabés estiment qu’il aurait été plus judicieux que Roch Marc Christian Kaboré puise dans ces caisses noires pour faire face à l’urgence extrême de la situation.

Tâtonnements et mauvaise gouvernance 

En plus de déplorer un manque criard de panache dans la gestion du Covid-19, nombreux sont les internautes qui estiment que le chef de l’Etat n’a fait que du Copier-Coller en renonçant à son salaire. Ses homologues du  Niger, du Sénégal ou encore du Rwanda l’ont fait bien plutôt. Cette mesure du président burkinabé a beaucoup fait parler sur la toile, des internautes très pointilleux sur la bonne gouvernance ont dénoncé les nombreux scandales de détournement de fonds qui ont éclaboussé le pourvoir en place.

https://www.reporterbf.net/affaire-charbon-fin-de-essakane-mais-quest-ce-qui-fait-tant-courir-le-ministre-des-mines/

Ces citoyens demandent à ce que ces fonds détournés soient rapatrier et investit dans la lutte contre le Coronavirus. En attendant que le président du Faso se penche sur ces recommandations très légitimes, le peuple devra faire avec ce que le président a proposé ce jeudi 16 avril. Les lignes vont forcément bouger dans la gestion des ressources du pays car le peuple burkinabè veille désormais au grain. Dans la lutte contre le Coronavirus, la population burkinabè, malgré les difficultés,  appliquent les gestes barrières et la distanciation sociale commence à être comprise et mise en application par une grande partie de la population.


Covid-19 : Et si la solution réside dans les plantes ?

Cela fait plusieurs semaines maintenant que le monde est plongé dans une crise sans précédent. La pandémie du Coronavirus est en train de chambouler complètement un système que l’on pensait invulnérable. En un laps de temps, nos croyances les plus enracinées ont été pulvérisées par un minuscule virus de 0.1 micromètre qui n’est pas plus grand que l’épaisseur d’un cheveu humain. Toute la communauté scientifique s’est lancée dans une course contre la montre avec pour objectif de mettre au point un remède efficace contre le Coronavirus.

Entre-temps, le désormais célèbre professeur français Didier Raoult avait déclaré au monde entier qu’il existait un remède efficace contre le coronavirus. Il s’agit de la chloroquine ou hydroxy-chloroquine. Le professeur français a expliqué avoir traité plusieurs malades du Covid-19 grâce à un traitement à base de chloroquine. Cependant, les recherches du professeur Raoult ont fait l’objet de vives polémiques au sein de la communauté scientifique française. Son traitement basé sur la chloroquine ne faisait pas du tout l’unanimité et cela a conduit à un imbroglio.

Les solutions de la médecine traditionnelle

Alors que des pays ont décidé d’appliquer le protocole du professeur Raoult, on ne sait pas exactement quelle ligne adoptée avec ce traitement. De plus, il a été rappelé que la prise de chloroquine à forte dose peut entraîner de graves effets secondaires. En Afrique, de plus en plus de voix s’élèvent pour demander à ce que la médecine traditionnelle à base de plantes soit inclus dans la lutte contre le Coronavirus. Même les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont préconisé l’usage des plantes médicinales pour soigner et prévenir contre le Coronavirus. En effet, il existe un certain nombre de plantes qui possèdent des vertus incroyables antibactériennes et antiviraux. Si l’on prend le cas des plantes antiviraux, l’on se rend compte que notre planète nous a tout offert pour notre bien-être.

Le remède, à portée de main 

Au cours de l’émission Grand déballage du 02 Avril 2020, diffusée sur la chaîne d’information en continu Burkina Info, le docteur Siaka Sy, naturothérapeute de renommée internationale a indiqué que la feuille d’olivier est le meilleur antiviral qui puisse exister. Le docteur Siaka Sy a appuyé son argumentaire avec un rapport de l’Agence Européenne de la médecine qui révèle les vertus de la feuille d’Olivier.

Par la suite, le naturothérapeute affirmera qu’une consommation régulière de capsules d’huile d’olive permet de lutter contre n’importe quel type de virus. Dans la suite de son intervention sur le plateau de Burkina Info, Siaka Sy déclare que les plantes permettent de lutter contre toutes les formes de maladies et d’épidémies. Si l’on prend le cas du Cancer, qui fait des ravages chaque années, l’éminent Docteur a révélé que la Berbérine est une plante qui permet de lutter sans effets secondaires contre le Cancer.

La Berbérine – CC pixabay

Une intervention du Docteur Siaka Sy en 2009 sur le traitement du cancer du sein: https://lefaso.net/spip.php?article21601

Pour en savoir plus : https://www.santescience.fr/berberine/

https://www.alternativesante.fr/circulation/l-extrait-de-feuilles-d-olivier-faites-le-vous-meme

Feuille d’Olivier – CC Pixnio

Berbérine : bienfaits et utilisation

L’humanité doit se réinventer

Siaka Sy a notifié que la médecine moderne telle que nous la connaissons n’est pas en mesure de traiter toutes les pathologies et qu’il est souvent nécessaire de revenir à la médecine alternative (traitement à base de plantes) pour trouver des solutions à certaines pathologies. Pendant trop longtemps, l’espèce humaine pensait être supérieur à toutes les autres formes de vie, il y a eu tellement d’avancées dans la médecine moderne, que l’Homme pensait pouvoir tout maîtriser. La crise du Coronavirus est venue nous rappeler qu’à un moment donné, nous devons faire appel à Dame nature pour nous sortir du bourbier. Si l’Humanité marque un stop, met de côté son orgueil malsain et essaie de consulter Dame nature, il est plus que probable que la pandémie du Coronavirus soit jugulée bien plus tôt que prévu. Comme l’a si bien dit Hippocrate:

« C’est la nature qui guérit les malades »


A la rencontre des jeunes maracaniers du Burkina Faso

Conakry, la capitale de la République de Guinée sera jusqu’au 28 septembre l’épicentre du maracana. La compétition bat actuellement son plein avec des rencontres aussi palpitantes les unes que les autres. L’ambiance est très fraternelle et conviviale. Le maracana est en vogue dans de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest et notamment au Burkina Faso. Alors que le pays des hommes intègres est représenté à Conakry, des jeunes maracaniers de la ville de Bobo Dioulasso, la deuxième ville du Burkina Faso, s’expriment sur la place qu’occupe le maracana dans leur quotidien. Deux jeunes bobolais, Traoré Ismaël, entrepreneur évoluant dans le domaine de la prestation de services et Tou Abdoulaye, soudeur mécanicien nous livrent leurs impressions sur ce sport.

Ah le maracana !

En cet après-midi, Traoré Ismaël jeune trentenaire, s’affaire à la rédaction d’un devis pour un de ses gros clients. A peine fini, il nous déclare sa flamme pour le maracana.

Ismaël dans son entreprise de prestation de service – crédit : Amos Traore

« Si le maracana n’existait pas, il faudrait obligatoirement le créer. C’est un sport magnifique qui permet à nous les jeunes de se retrouver tous les soirs pour partager de bons moments sur le terrain. L’objectif principal dans le maracana, ce n’est pas la performance. Ce sport permet de décompresser. Les maracaniers de Bobo viennent de partout, toutes les professions sont représentées. Il y a même un député dont je tairai le nom qui vient souvent jouer avec nous : il n’y a que le maracana qui permet cela.

La jeunesse bobolaise est confrontée à de nombreux défis et ce n’est pas toujours facile, le stress et la démotivation ne sont jamais loin. Donc lorsque nous nous retrouvons tous ensemble le soir, on fait tout pour mettre de l’ambiance et chasser toutes les ondes négatives. Nous avons tous un petit surnom lorsque nous jouons, le mien c’est « Black Panther »(rires). Franchement, le maracana doit être pratiqué par plus de personnes. Il y a souvent des vieux de 60-70 ans qui viennent jouer avec nous à cause de l’ambiance et pour se maintenir en forme et cela crée un formidable brassage générationnel.

Le maracana me permet à titre personnel d’être en pleine forme. Les maladies telles que le paludisme ou l’hypertension ont peur de l’organisme d’une maracanier car il est très sain (rires). Je pense que notre gouvernement et même tous les autres pays du monde doivent inscrire le maracana sur la liste des traitements  à  utiliser  contre  certaines maladies », a déclaré notre très cher Ismaël, qui après l’entretien a fermé les portes de sa succursale pour aller rejoindre ses copains maracaniers.

Cap est ensuite mis sur le quartier historique de la ville de Bobo Dioulasso, Colsama. A Colsama, on retrouve le jeune Abdoulay Tou qui a 24 ans et qui est un inconditionnel du maracana. D’ailleurs lorsqu’on le retrouve, il est tout heureux car lui et son équipe viennent de remporter un tournoi organisé par un grand frère du quartier. Tout heureux, il nous parle de son amour pour le maracana.

Abdoulay, de retour après une compétition de maracana – crédit : Amos Traoré

« Le maracana c’est vraiment super. Nous venons de remporter la 3e édition de la coupe maracana organisé par un de nos grands frères. Depuis que j’ai l’âge de 12 ans, je joue au maracana. Cela a un aspect positif sur mon quotidien en me permettant d’éviter de nombreux ennuis. Quand nous jouons ensemble au maracana, les grands frères nous prodiguent des conseils pour que nous soyons des jeunes exemplaires.

Ce que j’aime dans le maracana c’est la surface du terrain. Elle n’est pas grande et on peut y faire de nombreuses actions pour fatiguer l’adversaire (rires). C’est vraiment génial, les règles sont simples et on se fait plaisir seulement.

Je suis mécanicien soudeur de profession et jouer fréquemment au maracana me permet de trouver un équilibre. J’aimerais qu’il y ait plus de terrain à Bobo où de nombreux jeunes pourront jouer au maracana. Nos autorités doivent valoriser la pratique du maracana. Cela pourrait booster le tourisme et avantager notre économie à travers la venue de touristes qui vont découvrir ce merveilleux sport. »

 

Le maracana, une affaire de potes – crédit : Amos Traoré

 

 

Ismael et Abdoulaye, par leurs témoignages, nous montrent que le maracana va perdurer dans le temps et va continuer à rassembler diverses couches sociales. C’est ça la magie du maracana.