Amos Joel Yohane Traore

Burkina Faso : rendez-vous avec les ancêtres le 15 mai

Le 6 mars dernier, le gouvernement du Burkina Faso a décidé de consacrer la date du 15 mai à la célébration des « coutumes et traditions ». Cette décision a été bien accueillie par une très grande partie de l’opinion nationale.

Le Burkina est aujourd’hui confronté à des défis multidimensionnels et d’aucuns pensent que le pays traverse une crise des valeurs. Ainsi, de nombreuses personnes ressources estiment qu’un retour aux sources va permettre au Burkina Faso de relever d’importants défis.

Personnellement, j’accueille la journée du 15 mai avec beaucoup d’enthousiasme. Je vois en cette journée le point de départ d’un processus qui va donner la possibilité au peuple burkinabè de s’affirmer, tout en s’adaptant aux réalités du monde.

Dans l’opinion publique, le débat se focalise plus sur l’aspect religieux. Sur les réseaux sociaux, à la télé, à la radio, on entend très souvent cette phrase : « Nos religions traditionnelles vont enfin reprendre leur place face aux religions dites révélées (christianisme et islam). »

On a l’impression d’entendre un discours empreint de revanche qui tend à signifier que telle ou telle religion est meilleure par rapport à une autre. Pourtant, à mon avis, il faut savoir faire la différence entre religion, coutume et tradition.

Il y a ceux qui pensent que si le Burkina Faso traverse des moments difficiles, c’est parce qu’on a « abandonné » nos « religions traditionnelles » pour celles des autres. Je n’ai jamais été en phase avec ce discours, car il doit prendre en compte de nombreux paramètres avant de s’établir en vérité absolue.

Drapeau du Burkina Faso (crédit Pixabay)

Se poser les bonnes questions pour avoir les bonnes réponses

À la différence des défenseurs des religions traditionnelles, moi, je préfère mettre en avant la « spiritualité des peuples du Burkina Faso ». Oui, je préfère cela ! À mon sens, cette perception correspond mieux aux croyances, aux rites et aux traditions des peuples qui ont façonné la terre mère du Burkina Faso.

D’ailleurs, la spiritualité africaine dans son sens large présente de nombreuses particularités avec la spiritualité amérindienne. Grand fan de la spiritualité amérindienne, je défends l’idée selon laquelle les peuples africains et amérindiens ont eu de nombreuses interactions par le passé.

Ces deux peuples entretiennent un rapport spécial avec la nature, la biodiversité, l’esprit de partage, de solidarité, le respect de la vie de chaque être vivant, l’honnêteté, la droiture, la reconnaissance vis-à-vis des lois et mécanismes qui gouvernent le fonctionnement de l’univers.

Vous serez étonné de constater à quel point la spiritualité des peuples burkinabè valorise des approches et des concepts qui sont devenus des dogmes, régissant la bonne marche de nos sociétés. Voilà pourquoi j’ai beaucoup de mal avec ceux qui disent ceci : « Nous avons abandonné nos religions et coutumes. »

Ce n’est pas tout à fait exact d’affirmer cela. Pour avoir arpenté diverses contrées du Burkina, j’ai pu constater de visu comment ces coutumes sont préservées, valorisés et transmises. Nous vivons dans une communauté mondiale avec des peuples qui ne cessent d’interagir. La spiritualité africaine s’enrichit et se renforce au contact des autres cultures.

Zoom sur la spiritualité de la communauté Sénoufo

Au lieu de perdre inutilement du temps dans des discours dualistes, il faut plutôt trouver des mécanismes audacieux pour tirer profit de toute la splendeur de notre spiritualité en ce 21ᵉ siècle.

C’est ce que la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont remarquablement su faire. La spiritualité ne saurait être ramenée uniquement aux cultes des ancêtres.

Le culte des ancêtres occupe une place importante, mais ça va bien au-delà de ça. Moi, je suis de l’ethnie Sénoufo et notre rapport à la spiritualité repose sur plusieurs principes. Par exemple, chez nous les Sénoufos, chaque élément de la nature possède une âme et cette âme doit être respectée.

Nous attribuons des caractéristiques spirituelles aux animaux (par exemple le Calao), aux plantes, aux rivières, aux collines, etc. Les ancêtres jouent un rôle déterminant dans la spiritualité Sénoufo. Ils sont considérés comme des médiateurs entre le monde des vivants et celui des esprits.

Les Sénoufos rendent hommage à leurs ancêtres à travers des rituels et des offrandes pour obtenir leur protection et leur guidance. En plus des ancêtres, les Sénoufos vénèrent diverses sortes d’esprits qui habitent différents lieux et éléments de la nature. Les pratiques rituelles se basent sur des initiations qu’il faut absolument maîtriser.

Nous pratiquons des rites d’initiation pour marquer les différentes étapes de la vie, notamment la naissance, la puberté et le passage à l’âge adulte. Ces rituels sont souvent accompagnés de danses, de chants et de sacrifices.

Initiation spécifique chez les Sénoufos avec le feu. Crédit photo : Traore Dramane avec son accord pour utilisation

De nos jours, des nombreux Sénoufos continuent de pratiquer leur spiritualité traditionnelle en parallèle avec d’autres religions telles que l’islam ou le christianisme. Ce syncrétisme religieux est le reflet de la diversité culturelle et religieuse d’un peuple.

Il y a une chose aussi que j’aimerais mettre en avant : notre spiritualité a horreur du mensonge et du faux. Si vous êtes un être immoral, fourbe, méchant, intolérant, malveillant ou encore menteur, alors, vous risquez de laisser des plumes en voulant tricher avec un ensemble d’entités !

Un masque de la communauté Sénoufo. Crédit photo : Traore Dramane avec son accord pour utilisation

Je vais encore prendre l’exemple de ma communauté. Les aspects que je m’apprête à énumérer sont à peu près valables pour l’ensemble des communautés du Burkina. Chez nous les Sénoufos, nous considérons les ancêtres et les esprits qui habitent l’environnement comme des témoins qui jugent nos actes et paroles.

Une spiritualité basée sur des valeurs fortes

Mentir ou prôner le faux est considéré comme une violation de la confiance et du respect envers ces entités spirituelles. Dans une société traditionnelle où les liens communautaires sont forts, la confiance mutuelle est essentielle pour maintenir l’harmonie sociale.

Le mensonge peut semer la méfiance et perturber les relations interpersonnelles, ce qui est contraire à l’esprit de solidarité et de coopération qui caractérisent la société Sénoufo.

Ensuite, dans la cosmologie Sénoufo, l’ordre naturel cosmique est maintenu par le respect des mécanismes qui gouvernent l’univers. Mentir perturbe cet équilibre et peut entraîner des conséquences négatives, tant sur le plan individuel que collectif.

En revanche, dire la vérité est perçu comme un acte d’alignement avec cet ordre et contribue à maintenir l’harmonie dans l’univers. Dans la spiritualité Sénoufo, être honnête et sincère dans ses paroles et ses actions est considéré comme un signe de force morale et de dignité.

Ainsi donc, mentir ou prôner le faux est souvent associé à la faiblesse de caractère et à un manque de respect de soi-même et des autres. La vérité est fondamentale pour maintenir l’ordre cosmique et l’harmonie sociale.

Sortir des sentiers battus, du superficiel

Le 15 mai, c’est pour ce mercredi et on a l’impression qu’il y a beaucoup de folklore. Mais un seul jour dans le calendrier ne suffit pas à magnifier une spiritualité. Il faut assimiler cette spiritualité, la comprendre et la vivre au quotidien, cela prend du temps !

Nous sommes en présence d’un cheminement qui doit déboucher sur la construction d’un citoyen modèle, courageux, ambitieux, intègre et honnête. A l’image du « Vodun Days » au Bénin, on pourrait faire de la date du 15 mai un rendez-vous culturel qui fera voyager la culture burkinabè partout dans le monde.

Ça ne se fera pas du jour au lendemain. Il faudra structurer tout ça autour d’une vision socio-politique ambitieuse. Le 15 mai aura eu le mérite de mettre sur la place publique certains sujets qui passent mal auprès de l’opinion.

Une tribune est désormais grandement ouverte pour évoquer les questions de spiritualité au Burkina. Cependant, il faudra faire attention à éviter de tomber dans une sorte de radicalisme fanatique, c’est le risque avec ce nouveau rendez-vous, et cela nous éloignerait considérablement de l’objectif recherché.


Burkina : Mariame Touré donne le sourire aux enfants du CHUSS de Bobo-Dioulasso

Dans l’après-midi du samedi 13 janvier, la cour du Centre Hospitalier Universitaire Sourou Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso vibrait aux rythmes d’une agréable activité. En effet, Mariame Sawadogo/Touré doctorante en médecine option pédiatrie organisait avec son association Un enfant, Un sourire la 4ᵉ édition de son arbre de Noël.

Il a remplacé les seringues, les stéthoscopes, le matériel chirurgical et les ordonnances. Cet arbre de Noël a fait basculer le personnel médical et les patients du CHUSS de Bobo-Dioulasso dans un autre univers pendant quelques heures.

Depuis 2020, ils organisent un arbre de Noël au sein de l’établissement hospitalier pour le plus grand bonheur des enfants malades, de l’ensemble des patients, des accompagnants et du personnel médical. Il consiste à offrir des cadeaux aux enfants hospitalisés, et à les divertir le temps d’une journée.

Mariame Sawadogo/Touré, qui entame une carrière en tant que pédiatre, côtoie au quotidien des enfants malades qui luttent de toutes leurs forces pour recouvrer la santé.

Ce combat pour la guérison n’est pas toujours été chose aisée. L’environnement médical est un cadre spécial où s’entrechoquent fréquemment les rires et les pleurs, le soulagement et la consternation, l’espoir et le désespoir.

Pour donner de la gaieté aux jeunes patients du CHUSS et leur donner la force de surmonter la maladie, Mariame Sawadogo/Touré et ses collaborateurs de l’association Un enfant, Un sourire jouent leur partition.

Les enfants de la pédiatrie du CHUSS de Bobo-Dioulasso étaient à l’honneur
Crédit Photo : Mariame Touré avec son accord pour utilisation

Une forme de thérapie pour les enfants

Les responsables du centre hospitalier étaient aux côtés des enfants et de leurs accompagnants. Ce moment de communion nous montre qu’en plus de son rôle sanitaire, l’hôpital a une fonction sociale qui contribue fortement au rétablissement des malades.

La professeure Kissou Aimée, qui est responsable du service de pédiatrie au CHUSS de Bobo-Dioulasso, n’a pas caché sa joie de voir une telle activité se dérouler au sein de la plus grande structure sanitaire de Bobo-Dioulasso.

« Je suis pédiatre et je sais à quel point la joie, les distractions sont importantes pour les enfants malades. Ça les aide à non seulement recouvrer rapidement la santé, mais aussi, ce sont des occasions de fabriquer de bons souvenirs.

Je suis convaincue que de nombreux enfants garderont comme souvenirs de leur hospitalisation que ces deux heures d’animation furent l’occasion pour eux d’avoir du plaisir et de pouvoir s’amuser un peu. C’est une très belle initiative ».

Professeure Kissou, responsable su service pédiatrie au CHUSS de Bobo-Dioulasso
De jeunes patients en phase de rétablissement reçoivent leurs cadeaux
Crédit Photo : Mariame Touré avec son accord pour utilisation

La professeure Kissou plaide pour une pérennisation de l’arbre de Noël qui permet de renforcer les liens entre les patients et le personnel médical. La responsable du service pédiatrie du CHUSS livre ceci :

« Au cours de l’animation, vous avez vu des majors du service du département de pédiatrie qui se sont mis dans l’ambiance. C’est une manière d’humaniser les soins, car les patients et les accompagnants auront un autre regard vis-à-vis du personnel soignant. Tout cela permet de faciliter la communication et la collaboration pour la prise en charge des enfants. »

Elle a adressé des mots d’encouragement à l’association Un enfant, Un sourire pour la vision et les exhorte à poursuivre sur cette lancée.

La docteure appelle aussi les âmes charitables à soutenir de diverses manières l’association pour un meilleur rayonnement de l’activité.

Une pérennisation de l’activité

D’après la cheffe du service pédiatrie, il faut soutenir l’association afin qu’elle puisse organiser l’arbre de Noël en dehors de la période de Noël. L’activité qui s’est déroulée au CHUSS a véritablement apporté une bouffée d’oxygène à tout le monde.

Monsieur Somé, un accompagnant de malade qui a assisté à l’arbre de Noël s’est exprimé en ces termes :

« J’accueille cet arbre de Noël avec beaucoup de bon sens. Je me trouvais au niveau des urgences et lorsque je suis sorti pour souffler un peu, j’ai constaté qu’il y avait de l’animation. Je me suis approché et en voyant l’ambiance, j’étais enthousiasmé. Voir les enfants qui dansent, ça donne du baume au cœur. Cela peut aider les enfants dans leur processus de guérison ». Monsieur Somé a fait une corrélation intéressante entre état de joie et guérison.

« Un malade qui esquisse des pas de danse, on peut dire qu’il est sur la voie de la guérison. Il s’agit d’un véritable moment de convivialité où l’on sent la joie » dira l’accompagnant de malade, qui encourage l’association à multiplier ce genre d’initiatives dans l’établissement afin d’apporter du bonheur aux enfants hospitalisés. Divers spécialistes de la médecine ont démontré que notre état psychologique influence fortement sur notre santé.

Crédit Photo : Mariame Touré avec son accord pour utilisation

Soutenir l’association

Plus on est joyeux, plus on amène notre système immunitaire à se renforcer en produisant un certain type d’hormones. Le processus est d’autant plus significatif chez les enfants.

Mariame Sawadogo/Touré est un modèle qui démontre que, chacun à son niveau, peut contribuer à améliorer la vie d’autrui avec de petits gestes qui peuvent avoir des impacts énormes.

La jeune femme qui est très empathique et généreuse envers les autres aime le contact avec les enfants. C’est l’une des principales raisons, qui l’ont poussée à choisir la pédiatrie dans son parcours académique.

« À la base, je suis une personne qui aime beaucoup les enfants. J’éprouvais le besoin de donner le sourire aux enfants qui souffrent au quotidien du fait de la maladie. C’est ainsi qu’il m’est venu l’idée d’initier un arbre de Noël avec des animations et des cadeaux pour offrir de la joie à ces enfants.

Un sentiment de joie nous anime après chaque arbre de Noël. Nous sommes heureux d’avoir pu accomplir quelque chose, d’avoir pu redonner le sourire à ces enfants. Nous sommes à notre 4ᵉ édition de l’arbre de Noël et l’objectif est de toucher le plus d’enfants malades non seulement les enfants hospitalisés, mais aussi les enfants qui développent des maladies chroniques et qui vivent chez eux avec ça. »

Mariame Sawadogo/Touré responsable de l’association Un enfant Un sourire

Avec sa détermination, son leadership, sa volonté d’agrémenter le quotidien des jeunes patients, Mariame et son association ne ménagent aucun effort pour atteindre leur but.

L’association Un enfant, Un sourire réalise beaucoup avec très peu. La mission de cette jeune structure est très noble, mais elle a besoin d’un appui financier pour continuer d’impacter positivement la vie des enfants malades.

Crédit Photo : Mariame Touré avec son accord pour utilisation

« Faute de moyens financiers, nous sommes contraints de nous limiter à quelques enfants. Nous recevons fréquemment les dons en retard et cela engendre des imprévues dans notre coordination. Avec un appui financier un peu plus élevé, nous serions en mesure de bien déployer nos actions pour le bonheur des enfants. Je souhaiterais lancer un message à l’endroit des structures publiques et privées pour un accompagnement efficient afin que nous puissions impacter positivement la vie de ces enfants.

On leur demande de croire en nous et en notre mission. Pour les prochaines éditions, dans le but d’apporter une expérience encore plus inoubliable aux enfants, nous prévoyons des innovations. En effet, notre équipe prévoit de placer les enfants sur la scène afin qu’ils animent eux-mêmes l’arbre de Noël à travers le playback, le balai, le théâtre. Notre vision est de pouvoir accompagner ces enfants durant tout le processus thérapeutique ».

Mariame Sawadogo/Touré

Un exemple à accompagner

L’association Un enfant, Un sourire contribue à apporter de la lumière dans le quotidien difficile des enfants malades du CHUSS de Bobo-Dioulasso. L’humain est fait d’énergies et d’émotions et lorsque ces émotions sont tourmentées, son flux d’énergie se retrouve perturbé.

Au cours de l’arbre Noël, nous avons pu voir des enfants qui suscitent l’admiration. À leurs jeunes âges, ils affrontent courageusement la maladie et le sourire qu’ils affichaient pendant l’activité est une leçon de vie.

Le bonheur tient à peu de choses et c’est ce message que Mariame Sawadogo/Touré véhicule à travers son association. La jeune femme mérite d’être encouragée.

Le Burkina est confronté à de nombreux défis aussi bien sur le plan sécuritaire que socio-économiques et un grand nombre d’enfants sont impactés.

Le personnel médical du CHUSS de Bobo-Dioulasso réalise un travail formidable pour prendre en charge correctement les patients, même si souvent, le plateau technique est insuffisant.

L’association Un enfant, Un sourire contribue à sa manière à bâtir un Burkina meilleur. Le public bobolais, national et international, peut soutenir cette jeune association à travers des dons en nature et en espèce.

Toute aide sera la bienvenue. En donnant, vous participez à façonner la vie d’un enfant malade qui une fois rétablit pourra participer à construire un monde meilleur.

Comme le disait Hippocrate : « La maladie progresse dans votre corps lorsque votre esprit attire les mauvaises vibrations. Souriez à la vie même dans les moments les plus obscurs et vous constaterez que votre organisme est votre médicament »

Mariame Sawadogo/Touré est disponible aux adresses suivantes :

Numéro de téléphone : +226 75 43 58 88/ +226 76 99 34 15

Adresse mail : adora.toure@yahoo.com

Crédit Photo : Mariame Touré avec son accord pour utilisation
Avant le début de l’arbre de Noel, une opération de don de sang a été organisée
Crédit Photo : Mariame Touré avec son accord pour utilisation


Danger sur les ressources en eau, l’humanité a soif, que faire ?

« L’eau c’est la vie », cette expression populaire n’a jamais résonnée aussi fort qu’aujourd’hui. De nombreux spécialistes ne cessent de tirer la sonnette d’alarme quant à une raréfaction des ressources en eau aux quatre coins du globe.

Des chiffres alarmants

En août 2023, l’ONG World Resources Institute (WRI) a livré un rapport (Aqueduct) qui donne à réfléchir.

En effet, selon l’organisation, un quart de la population mondiale est confronté chaque année à un stress hydrique très élevé.

Le rapport ajoute qu’environ 4 milliards de personnes sont impactées au moins un mois dans l’année par ce stress hydrique. Le WRI a ciblé 25 pays qui sont dans une situation critique. Dans cette liste, on retrouve aussi bien des pays dits « développés » et des pays dits du « tiers monde ».

Face au sombre tableau dressé par le World Institute Resources, le monde doit impérativement réagir pour préserver la vie sur Terre.

Il existe une corrélation étroite entre la hausse des températures, la sécheresse, la forte démographie et l’accroissement du stress hydrique. Au début des années 2020, nous avons passé le cap des 8 milliards d’humains.

Les ressources en eau quant à elles, n’ont pas connu de variation. Par conséquent, les nappes phréatiques sont soumises à une pression incroyable et le processus de renouvellement de cette ressource précieuse se trouve bouleversé.

D’après le rapport du WRI, les 25 pays qui sont présentement situés dans la zone rouge consomment 80 % de leurs ressources annuelles d’eau renouvelables.

Une crise mondiale de l’eau serait extrêmement problématique pour la survie des espèces terrestres. De plus, la fonte des glaces n’arrange pas les choses, car elle perturbe le circuit du cycle de l’eau, chose qui a une incidence sur les réserves hydriques.

Les faits ne mentent pas

L’Antarctique, considéré comme le réfrigérateur de la planète pourrait ne plus être en mesure d’assurer sa fonction à cause du réchauffement climatique. D’après les sources du National Snow and Ice Data Center, la glace de l’Antarctique fond à une vitesse vertigineuse, du jamais vu depuis de nombreuses décennies.

Devant l’urgence de la situation, les experts appellent à accélérer le processus de transition énergétique et à réduire drastiquement la consommation d’énergies fossiles.

https://twitter.com/kenbielicki/status/1703397449732129106?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1703397449732129106%7Ctwgr%5Eefcaf89dfac88de834922e828bfc823e12276072%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.futura-sciences.com%2Fplanete%2Factualites%2Fantarctique-antarctique-enregistre-son-plus-bas-niveau-glace-mer-menace-monde-entier-107840%2F

Le monde a connu par le passé des périodes de bouleversements climatiques avec leurs corollaires de conséquences. Cependant, pour certains chercheurs, la Terre ne serait qu’en train de suivre un cycle et selon eux, il n’y a pas lieu de s’inquiéter plus que ça.

L’emballement médiatique autour de la question climatique a contribué à installer un environnement anxiogène au sein de l’opinion, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut minimiser la situation.

https://twitter.com/ZLabe/status/1706396231336108460?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1706396231336108460%7Ctwgr%5Eefcaf89dfac88de834922e828bfc823e12276072%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.futura-sciences.com%2Fplanete%2Factualites%2Fantarctique-antarctique-enregistre-son-plus-bas-niveau-glace-mer-menace-monde-entier-107840%2F

Mon but n’est pas de me présenter comme un alarmiste du genre « théoricien de la fin du monde ». Je vis dans une partie du globe où j’assiste en direct à l’impact du changement climatique sur la vie des communautés.

Mon intention est d’exposer des faits réels à partir de sources sûres dans le but de proposer une somme de solution pour faire face à un grave problème (même si tout le monde ne le voit pas du même angle).

https://twitter.com/AssoClimatoReal/status/1749180021116182709

L’eau atmosphérique, une aubaine pour la Terre

Avec l’accroissement de la population mondiale, le réchauffement climatique et les réalités économiques aux quatre coins de la Terre, que pouvons-nous faire afin que l’ensemble de la population mondiale puisse accéder à de l’eau potable ?

Le stock d’eau douce à la surface de la Terre est de 35 millions de km3. Dans le même temps, il se renouvelle à raison de 496 000 km3/an.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme que le besoin minimum en eau potable est de 20 litres par jour pour l’hydratation et l’hygiène personnelle.

Le besoin en eau grimpe à 50 litres par jour pour l’ensemble des usages domestiques. Vu que le stock d’eau douce est constant et que la population ne fait qu’augmenter, quelle alternative peut-on mettre en place ? Des solutions existent.

On peut exploiter le processus de dessalement de l’eau de mer. Cependant, la méthode est complexe et requiert une grande quantité d’énergie pour produire des stocks suffisants en eau potable.

Depuis quelques années, des chercheurs et innovateurs tentent de récupérer l’eau présente dans l’atmosphère afin de constituer des réserves d’eau douce.

Le processus nécessite un certain nombre de protocoles avant d’aboutir à des résultats probants. Les chercheurs de l’institut POSTECH et de l’UC Berkeley estiment que les régions désertiques du globe offrent une opportunité unique de produire de l’eau sans impacter les nappes souterraines.

Les scientifiques ont mis en place un système ingénieux qui permet de récupérer de l’eau atmosphérique dans des zones inhospitalières grâce à la lumière du soleil. Le résultat est tout simplement époustouflant.

Des tests ont été effectués dans des déserts comme celui de la vallée de la mort. À titre d’information, la vallée de la mort est considérée comme la région la plus aride et chaude de la planète.

Les températures peuvent y avoisiner les 60 °C la journée avec une humidité inférieure à 7 %. C’est dans cette zone que les équipes du POSTECH et de l’UC Berkeley ont déployé leur système de captation d’eau. Ils ont réussi à recueillir 285 g d’eau à Berkeley et 210 g au niveau de la vallée de la mort.

L’innovation technologique au service d’une cause commune

Les chercheurs ont utilisé un matériel innovant pour optimiser le rendement du système. Il s’agit des cadres métallo organiques (MOFs). Les MOFs sont des matériaux poreux avec de minuscules trous de 1 à 2 nanomètres.

Avec cette particularité, les MOFs peuvent capter l’eau atmosphérique durant la nuit. L’invention est de forme cylindrique, ce qui lui permet de s’aligner de manière parfaite avec la trajectoire du soleil. L’eau atmosphérique recueillie la nuit est condensée en eau potable grâce à la lumière du soleil la journée.

https://twitter.com/MIT/status/1669375897764261890?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1669375897764261890%7Ctwgr%5Eb0e28fbb0d3bb3fb213ada522c9ddb621d43deab%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.techno-science.net%2Factualite%2Fnouveau-materiau-capte-eau-air-meme-plein-desert-N23394.html

Le système mis au point par les chercheurs américains est vraiment novateur. Les premiers procédés de ce genre nécessitaient beaucoup d’énergie avec condensation de vapeur.

Avec ce modèle solaire, le coût énergétique est presque nul et il arrive à capter de l’eau même dans un environnement avec 7 % d’humidité. Ce type de système offre plusieurs avantages et il peut être appliqué dans toutes les régions du monde.

La jeune Kényane Beth Koiggi a aussi mis en place un procédé qui offre la possibilité de transformer l’air en eau potable. L’invention de la jeune africaine repose également sur l’énergie solaire.

Dénommée Majik Water, l’invention de Beth Koiggi utilise des matériaux hydrophiles et déshydratants comme le gel de silice afin de recueillir l’eau atmosphérique.

D’après la jeune entrepreneuse, l’eau présente dans l’air est six fois plus élevée que dans toutes les rivières de la planète.

Testé dans un centre de la Nasa, Majik Water est capable de produire jusqu’à 10 litres d’eau filtrée par jour sans avoir besoin d’être raccordée à un réseau électrique. Des alternatives plus que crédibles existent pour permettre à l’humanité de boire à sa soif.

Les chercheurs et les innovateurs font leur part du job avec des résultats incroyables. Il appartient maintenant aux décideurs politiques d’enclencher une série de mécanismes, favorable au déploiement à grande échelle de la technique de captation de l’eau atmosphérique.

Il faut accompagner ce mouvement afin qu’il puisse profiter à l’ensemble de la population mondiale. Les recherches doivent aussi se poursuivre pour perfectionner le système. Ainsi notre tissu industriel qui est très gourmand en eau pourra se réadapter afin de peser moins sur les ressources hydriques.

https://twitter.com/enerzine/status/1750242125654921708

Une société de consommation à repenser ?

En exploitant judicieusement l’eau présente dans l’atmosphère, l’on permet aux nappes souterraines de se régénérer plus facilement. De plus, les ressources en eau seront moins soumises au phénomène de la pollution.

D’après Aquastat, qui est la base de données de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 45 % de l’eau utilisée pour irriguer les terres agricoles s’évapore et peut être captée. Les 55 % restants sont déversés dans l’environnement comme eaux usées domestiques ou industrielles.

Ces eaux sont constituées en grande partie de produits chimiques. On y retrouve près de 300 millions de tonnes de polluants tels que les nitrates, les produits phytosanitaires, les métaux lourds…

Dans les zones comme l’Europe ou l’Amérique, il existe une chaîne qui permet d’assainir à 90 % ces eaux polluées.

Pour le moment, l’Afrique est loin du compte. Moins de 10 % des industries sur le continent traitent leurs eaux usées.

Pendant l’hivernage, faute de système de drainage adéquat, ces eaux se mélangent aux déchets ménagers et terminent leur course dans les rivières. Par conséquent, les populations sont exposées à de l’eau contaminée qui est source de maladies.

Agir ou…

Le monde est dos mur (ce n’est pas agréable à entendre, mais c’est une réalité) et il faut immédiatement adopter des alternatives qui sont à notre portée.

Une récente étude de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) affirme que si le monde n’enclenche pas au plus vite des réformes pour mieux gérer les ressources en eau, alors la vie va se compliquer pour des millions de personnes à travers le monde.

Si l’on reste les bras croisés à tergiverser dans des discussions, d’ici 2050, la situation risque de devenir intenable.

Essayez d’imaginer l’impact d’une crise de l’eau sur la stabilité de notre société. Un tel scénario va provoquer de grandes vagues de migration avec le déclenchement de possibles conflits.

Au niveau de la corne de l’Afrique, on assiste déjà à des migrations importantes à cause du tarissement des ressources en eau.

Les pays dits « développés » qui ne sont pas forcément confrontés à un stress hydrique doivent faire face à la pollution de l’eau potable. Les particules fines comme les microparticules de plastiques sont de plus en plus présentes dans nos boissons.

Indétectables à l’œil nu, elles peuvent constituer un véritable enjeu de santé publique. Sans doute, les défis diffèrent dans chaque région du monde, mais la réalité reste la même.

Les ressources en eau sont soumises à rude épreuve et il faut trouver un ensemble de moyens pour ne pas basculer vers le point de non-retour. Des initiatives intéressantes sont en marche pour proposer des solutions qui vont rendre disponible l’eau à la population mondiale.

Certes, l’Homme ne maîtrise pas toutes les situations, mais avec sa science, il peut retourner une situation défavorable en sa faveur. J’ai envie de dire, la balle est dans notre camp.


Comment l’IA peut transformer l’Afrique ? réponse avec Jérôme Ribeiro, co-fondateur de Human AI, et Vice-Président d’AfriquIA

Les outils basés sur l’Intelligence artificielle (IA) ont fait une entrée fracassante dans les habitudes de la population mondiale en 2022. On peut dire que c’est l’application ChatGPT qui a rapproché l’IA du grand public. Cependant, ChatGPT n’est que la partie visible de l’iceberg.

L’intelligence artificielle offre aujourd’hui d’incroyables perspectives à l’humanité. Que ce soit dans le secteur économique, culturel, sanitaire, éducatif, l’intégration de l’IA va propulser notre société dans des sphères insoupçonnées.

L’Europe, l’Asie et l’Amérique ont mobilisé des ressources conséquentes afin de s’approprier cette technologie. Et l’Afrique dans tout ça ? En remontant le passé, l’on constate que l’Afrique a manqué le wagon de diverses révolutions qui ont façonné notre monde d’aujourd’hui.

L’Afrique n’a pas été au rendez-vous de la révolution industrielle, ce qui a pesé sur son développement économique. Il en fut de même pour la révolution d’Internet au début du millénaire.

Au détour des années 2010, la révolution du numérique est intervenue. L’Afrique a tenté de participer à cette évolution avec plus ou moins de réussite. L’optimisation de l’Intelligence artificielle est entrain de construire une nouvelle révolution et l’Afrique doit se donner les moyens d’être au rendez-vous. Jérôme Ribeiro, vice-président de l’institut AfriquIA mène un ensemble d’action afin de vulgariser l’utilisation de l’IA en Afrique.

Également co fondateur de Human AI, Jérôme Ribeiro souhaite mettre l’humain au centre de l’Intelligence Artificielle. De nombreux projets sont en cours. On peut notamment évoquer l’inauguration de la Maison de l’Intelligence Artificielle à Oujda (Maroc).

L’IA peut transformer de manière qualitative l’Afrique. Pour cela, le continent doit disposer d’une expertise de qualité. Il est sans conteste que nous sommes dans une nouvelle ère qui va offrir des chances à tous. Le continent ne doit pas laisser passer cette occasion.

Bien vrai que l’Afrique ne dispose pas encore de toute l’infrastructure nécessaire pour s’approprier pleinement l’IA, il n’en demeure pas moins qu’elle réalise des efforts pour être au rendez-vous. Des personnalités comme Jérôme Ribeiro ont enclenché un magnifique travail de fond pour faire du continent africain une référence dans le domaine de l’Intelligence artificielle.

Jérôme Ribeiro a accepté m’accorder un peu de son temps pour nous parler de sa vision de l’IA et de l’opportunité qu’elle représente pour l’Afrique.

Nous aborderons aussi ses futurs projets et son actualité récente. Cet entretien avec monsieur Ribeiro m’a donné l’impression de voyager dans le temps et de maîtriser le présent. L’Intelligence artificielle offre des perspectives inouïes à l’humanité. Accrochez-vous bien pour la lecture. À la fin, je suis persuadé, que vous aurez une autre vision de ce qui représente le progrès technologique.

Monsieur Ribeiro, merci pour le temps que vous nous accordez. Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis président, co-fondateur de Human AI, et vice-président de l’Institut AfriquIA. J’ai acquis une vaste expérience en gestion, télécoms et systèmes d’informations. Je suis un fervent défenseur de l’éthique dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

Mon expertise internationale, ma passion pour l’éducation et l’Intelligence Artificielle m’ont conduit à collaborer avec des sommités telles que Marco LANDI, ancien président Monde d’Apple comme son vice-président de son Institut EuropIA.

Je me dédie à sensibiliser et instruire le grand public, les étudiants, les entrepreneurs et les institutions sur les enjeux de l’IA, en mettant en avant des approches éthiques, inclusives et responsables. « L’Intelligence Artificielle au service de l’Humanité » est mon leitmotiv.

En tant que vice président d’honneur du CDA (Cluster Digital Africa) en charge des questions liées à l’Intelligence Artificielle et ambassadeur du WAICF (World Artificial Intelligence Festival de Cannes), j’apporte ma vision pour un avenir technologique prometteur en Afrique et à travers le monde où chacun trouvera sa place.

Crédit Photo : Jérôme Ribeiro avec son accord pour utilisation

En un mot, comment vous définissez l’Intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle (IA) est une branche de l’informatique qui vise à créer des systèmes capables de réaliser des tâches normalement réservées à l’intelligence humaine. De manière simple, l’IA permet aux machines d’apprendre, de raisonner et de prendre des décisions, un peu comme le fait un être humain.

Imaginez une machine qui peut reconnaître des images, comprendre notre voix, proposer des recommandations basées sur nos goûts ou même jouer à des jeux comme un champion !

Tout cela est rendu possible grâce à l’IA. En d’autres termes, l’IA donne aux ordinateurs une sorte « d’intelligence » pour effectuer des tâches complexes.

En quoi cette technologie est une avancée majeure pour l’humanité ?

L’intelligence artificielle, « l’IA », est considérée comme une des plus grandes révolutions technologiques de notre époque, au même titre que l’arrivée de l’électricité ou de l’internet.

Mais pourquoi tant d’engouement ? D’abord, l’IA, c’est comme donner à nos machines une capacité d’apprentissage et de raisonnement. Imaginez un ordinateur qui, au lieu d’attendre passivement qu’on lui donne des instructions, peut apprendre de ses erreurs, s’adapter à de nouvelles situations et même anticiper des besoins.

C’est un peu comme si nos outils devenaient de plus en plus « intelligents » et autonomes. Cette autonomie ouvre des portes immenses dans de nombreux domaines. Par exemple, en médecine, l’IA peut aider à diagnostiquer des maladies bien plus rapidement et avec une précision souvent supérieure à celle de l’homme.

Dans le secteur des transports, elle peut piloter des voitures sans conducteur, promettant des routes plus sûres et moins encombrées. Pour les entreprises, elle permet d’analyser d’énormes quantités de données pour mieux comprendre les besoins des clients ou anticiper les tendances du marché.

Mais plus que ces applications spécifiques, l’IA représente une avancée majeure parce qu’elle redéfinit notre relation avec la technologie. Nous passons d’une ère où l’homme commande et la machine exécute, à une ère de collaboration où la machine peut suggérer, anticiper et parfois même prendre l’initiative.

L’IA n’est pas juste un nouveau gadget technologique. C’est une transformation profonde de la manière dont nos sociétés fonctionnent et évoluent. Comme toute grande avancée, elle vient avec son lot de défis et de questions, mais une chose est sûre : elle façonne déjà le futur devant nous.

Vous êtes cofondateur d’AfriquIA, quelles sont les missions de cette institution ?

Initiative unique en Afrique, l’Institut AfriquIA est un organisme à but non lucratif dont l’objectif est de sensibiliser, former le grand public et les entrepreneurs sur les enjeux de l’Intelligence Artificielle avec une approche Éthique.

Notre mission est également de fédérer autour de l’IA et valoriser les écosystèmes. Nous sommes un lieu d’innovation, la vitrine du savoir-faire de l’IA et nos actions portent principalement sur des grands cycles de conférences, des colloques, des ateliers pédagogiques ainsi que l’animation de la Maison de l’Intelligence Artificielle basée à Oujda au Maroc.

ChatGPT a dans une certaine mesure propulsé la popularité de l’IA, comment expliquez-vous cela ?

ChatGPT, un modèle phare dans le monde de l’intelligence artificielle, est sur toutes les lèvres. Comment expliquer un tel engouement ?

Depuis l’émergence de ChatGPT et d’autres systèmes similaires, l’IA linguistique a franchi un palier significatif, faisant vibrer le monde technologique et bien au-delà. Cette avancée n’est pas seulement technologique, elle résonne également dans nos quotidiens.

Elle nous rappelle que l’IA, bien que source d’innovation et de progrès, peut également bousculer nos vies, en modifiant le paysage professionnel ou en influençant nos interactions quotidiennes.

ChatGPT, en particulier, a joué un rôle central dans la mise en lumière de cette double réalité. Il a démontré, par son adoption fulgurante (un million d’utilisateurs en un clin d’œil, puis cent fois plus en l’espace de quelques semaines) à quel point cette technologie répondait à une demande et suscitait l’enthousiasme.

Cependant, cette montée vertigineuse a aussi accentué le besoin d’une régulation. Car l’ascension rapide de l’IA interpelle sur la nécessité de cadres législatifs adaptés, capables de suivre le rythme effréné de ces innovations, et ce, indépendamment des frontières.

Le marché de l’IA linguistique, dans lequel ChatGPT occupe une place prépondérante, s’est non seulement intensifié, mais s’est également démocratisé. Il n’est plus le seul apanage des géants technologiques, mais attire également des start-ups dynamiques, désireuses d’explorer ce terrain fertile. C’est un univers en effervescence, regorgeant d’opportunités pour tous les acteurs, des entreprises établies aux chercheurs passionnés, en passant par les investisseurs visionnaires.

Pour faire simple, ChatGPT, par son succès retentissant et son impact, a non seulement mis en lumière le potentiel de l’IA, mais a également souligné l’importance d’une approche équilibrée, mêlant innovation et responsabilité. Une belle illustration du futur technologique qui se dessine sous nos yeux.

L’Afrique qui accuse un certain retard technologique suit-elle la révolution de l’IA ?

Malgré un départ qui peut sembler tardif, l’Afrique s’engage avec détermination dans la course à l’IA. Plusieurs pays africains reconnaissent le potentiel de l’IA pour transformer leurs économies et répondre à des défis spécifiques au continent, tels que la santé publique, l’agriculture ou l’éducation.

L’Afrique regorge de talents. De nombreux jeunes africains se forment à l’IA, que ce soit dans des universités locales ou à l’étranger, et reviennent souvent sur le continent pour appliquer leurs connaissances. Des centres de recherche en IA et des incubateurs de start-ups technologiques voient le jour dans des villes comme Nairobi, Lagos ou Le Cap.

Des initiatives internationales et des entreprises technologiques mondiales s’associent également à des institutions africaines pour développer l’IA. Ces collaborations visent à adapter les solutions d’IA aux besoins spécifiques de l’Afrique.

Bien sûr, il existe des défis. La mise en place d’infrastructures solides, l’accès à des données de qualité et le financement restent des obstacles. Cependant, la volonté de progresser est manifeste.

Human AI démocratise l’intelligence artificielle sur le continent africain avec ses AI Space (Maisons de l’IA) et propose tout un écosystème. L’écosystème de Human AI comprend toute une gamme d’offres : une plateforme d’information, une marketplace, des formations certifiantes et qualifiantes en IA pour les enseignants et pour les étudiants, en présentiel ou en ligne : cybersécurité, IA, souveraineté numérique, etc.

Nous disposons aussi d’une plateforme de recrutement reposant sur le matching des valeurs et des compétences (…) Human AI reverse 10 % de sa marge à l’écosystème local (3 % sont destinés à des bourses d’excellence, 3 % sont investis dans le développement des territoires et 4 % sont consacrés aux Maisons de l’IA, NDLR) pour soutenir les écosystèmes locaux.

Si l’Afrique a pu connaître un retard initial en matière technologique, elle n’est certainement pas en marge de la révolution de l’IA.

Le continent s’efforce non seulement de rattraper son retard, mais aussi de façonner l’IA à sa propre image, en l’adaptant aux réalités et aux besoins africains. Une histoire à suivre de près ! Et Human AI est là pour l’y aider.

Crédit Photo : Jérôme Ribeiro avec son accord pour utilisation

Comment l’Afrique qui est confrontée à de nombreux défis peut-elle s’approprier l’Intelligence artificielle pour assurer son développement ?

Avant toute chose, il est indispensable de cerner les défis propres à chaque pays ou région africaine. Ces défis peuvent aller de la sécurité alimentaire à l’accès à l’éducation, en passant par la santé ou l’urbanisation. Investir dans l’éducation est la première étape.

En formant la jeune génération à l’IA et aux technologies associées, l’Afrique peut s’assurer qu’elle dispose des compétences nécessaires pour développer des solutions adaptées à ses besoins. C’est pour cette raison que Human AI a lancé sa plateforme de type marketplace, offrant des formations à distance et en présentiel dans tous les domaines du numérique, de la data et de l’IA.

Ces formations débouchent sur des certificats et des diplômes reconnus internationalement. En collaborant avec des institutions internationales comme Human AI et d’autres, des universités et des entreprises privées, l’Afrique peut accélérer son adoption de l’IA tout en assurant une formation continue.

Il est primordial d’établir des cadres réglementaires pour s’assurer que l’IA est utilisée de manière éthique et bénéfique. L’intelligence artificielle offre à l’Afrique une panoplie d’outils pour aborder ses défis. Mais pour que cette adoption soit réussie, elle doit être centrée sur les besoins spécifiques du continent, tout en veillant à une approche éthique et inclusive.

La clé réside dans la combinaison d’une volonté politique forte, d’investissements stratégiques et d’une collaboration à l’échelle tant locale qu’internationale. Je crois qu’en rassemblant les écosystèmes l’Afrique y arrivera facilement.

Quels peuvent être les impacts de l’utilisation de l’IA en Afrique dans des secteurs comme l’agriculture, la santé, l’éducation, le commerce, l’urbanisme ?

Imaginez un agriculteur qui se demande quand planter ses semences pour obtenir la meilleure récolte. Avec l’IA, son téléphone pourrait lui dire : « La semaine prochaine, il y aura beaucoup de pluie et peu de chaleur, c’est le moment idéal pour planter ! ». C’est un peu comme avoir un expert météo personnel qui connaît parfaitement son champ.

Ou bien, envisagez qu’au lieu de marcher pendant des heures sous le soleil pour vérifier chaque plante, un petit drone pourrait survoler le champ et envoyer des photos à l’agriculteur. Si une partie du champ semble avoir une maladie, l’IA sur son téléphone pourrait lui alerter, « Attention, dans le coin sud-est, il semble y avoir une maladie. Il serait bon d’y jeter un coup d’œil ! ». C’est comme avoir un assistant volant qui surveille tout pour lui.

Mais voici le défi, toutes ces merveilleuses technologies ne doivent pas être réservées uniquement aux grands agriculteurs avec beaucoup d’argent. Même le petit agriculteur, qui possède juste quelques hectares, devrait pouvoir en bénéficier.

De plus, il est essentiel que l’utilisation de ces outils n’endommage pas la terre ou n’utilise trop d’eau. Après tout, nous voulons que la terre reste fertile pour les générations futures, un peu comme prendre soin d’un jardin pour que nos enfants et petits-enfants puissent également en profiter.

Imaginez un village éloigné où il est difficile pour un médecin d’être présent en permanence. Là, une application sur un smartphone pourrait aider. Si quelqu’un se sent mal, il pourrait décrire ses symptômes à cette application, un peu comme on le ferait à un docteur.

L’IA dans l’application, ayant la connaissance de milliers de maladies, pourrait alors donner une idée de ce qui ne va pas et conseiller sur les prochaines étapes. Prenons un autre exemple, une grand-mère qui a du mal à se déplacer pourrait avoir une consultation vidéo avec un médecin.

Pendant cette consultation, l’IA pourrait aider le médecin à analyser les résultats des tests en temps réel, un peu comme un assistant médical chuchotant des conseils à l’oreille du docteur. Cependant, il y a une chose essentielle à garder à l’esprit, la vie privée.

Les informations médicales sont personnelles. Tout comme on ne voudrait pas que tout le monde sache de quelles maladies on souffre, il est indispensable de s’assurer que ces applications respectent notre vie privée.

Les données doivent être protégées comme un trésor, garantissant que personne d’autre que les professionnels de santé concernés n’y aient accès. C’est comme confier un secret à un ami de confiance, on s’attend à ce qu’il le garde bien.

Des programmes d’apprentissage adaptatifs, basés sur l’IA, peuvent offrir une éducation sur mesure aux élèves, en fonction de leurs besoins spécifiques. Mais il faudra veiller à ce que ces outils soient employés en complément des enseignants, et non en remplacement, et qu’ils soient conçus pour renforcer l’égalité des chances.

Human AI a développé le Genius Game qui est un outil de développement personnel pour aider à découvrir son potentiel, sa mission de vie et ses talents. Le programme fonctionne grâce à une méthode ludique et à travers des tests psychotechniques et psychométriques. À ce jour, en Afrique, près de 80 % des bacheliers ne savent pas vers quelle formation s’orienter. Nous les y aidons avec cette technologie

L’IA aide les entreprises à mieux gérer leurs stocks en prévoyant quel produit sera demandé à l’avenir. Imaginez une boutique qui sait déjà quels jouets seront populaires à Noël et qui s’organise en conséquence. De plus, l’IA peut suggérer des produits que vous pourriez aimer, un peu comme un vendeur qui vous connaît bien.

Mais il y a des défis ! Si une seule grande entreprise maîtrise toute cette technologie, elle pourrait dominer le marché et fixer ses propres règles. C’est un peu comme si un seul joueur avait toutes les cartes dans un jeu. De plus, avec toutes ces recommandations, les entreprises recueillent beaucoup d’informations sur nous. Il est donc essentiel de s’assurer que nos données privées sont bien protégées et utilisées correctement.

Envisagez une ville où les feux de circulation s’ajustent automatiquement pour réduire les embouteillages, surtout pendant les heures de pointe. C’est un exemple de ce que l’IA peut faire pour aider à gérer le trafic. De même, l’IA peut prévoir quand et où les bus et les trains seront les plus utilisés, permettant ainsi d’ajouter plus de véhicules pendant les périodes chargées. C’est comme avoir un assistant qui sait toujours où et quand les gens veulent se déplacer.

Pensez aussi à la construction de nouveaux quartiers. L’IA est en mesure de les concevoir de manière à ce qu’ils soient verts, avec beaucoup d’espaces pour se détendre et jouer, tout en s’assurant que les commerces et les services sont facilement accessibles. C’est un peu comme construire un puzzle où chaque pièce trouve naturellement sa place pour le bien-être de tous.

Cependant, même avec toutes ces avancées, il est primordial de se rappeler une chose, l’IA doit travailler pour les gens. Cela signifie que les décisions prises grâce à l’IA doivent toujours avoir pour objectif le bien-être des habitants. Une ville doit rester un lieu agréable pour vivre, se déplacer et se retrouver, quels que soient les outils technologiques utilisés.

L’IA présente un potentiel énorme pour transformer de nombreux secteurs en Afrique. Mais son utilisation doit toujours être guidée par des principes éthiques forts chers à Human AI. Au cœur de chaque application d’IA devrait se trouver un engagement inébranlable à servir l’humanité. Dans cette vision, elle doit veiller à ce que les bénéfices soient largement partagés et que les risques soient rigoureusement gérés.

Vous avez un credo, à savoir « Mettre l’humain au centre de l’IA » pourquoi cette vision ?

Mettre l’humain au centre de l’IA est essentiel pour une multitude de raisons. Tout d’abord, l’IA est un outil, pas un maître. Visualisez une scie qui, bien utilisée, vous aide, mais mal gérée, vous blesse. De la même manière, l’IA peut être bénéfique si elle est bien utilisée, mais pourrait causer du tort si mal gérée.

Ensuite, il est primordial que l’IA respecte nos valeurs humaines, tout comme nous éduquons nos enfants à respecter certaines normes. En plaçant l’humain au cœur de l’IA, nous assurons une harmonie avec nos principes éthiques et moraux. Il faudra prendre en considération que l’éthique est multiculturelle.

La diversité et l’inclusion sont également fondamentales. Le monde est riche de sa diversité, et l’IA ne doit pas être conçue uniquement pour un petit groupe, elle doit servir tout le monde, quelles que soient les origines, l’âge ou la situation.

Les données sur lesquelles l’IA s’appuie peuvent parfois être biaisées ou incomplètes. En se concentrant sur l’humain, nous cherchons à comprendre et à corriger ces biais pour éviter des décisions injustes.

Enfin, nous aspirons à un futur durable où la technologie améliore la vie sans compromettre l’avenir de la planète ou le bien-être des générations à venir.

En plaçant l’humain au centre de nos décisions sur l’IA, nous veillons à une utilisation responsable et durable de cette technologie. En somme, cette vision rappelle que l’IA, en tant que création humaine, doit toujours être au service de l’humanité.

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Parlez-nous de Human AI ?

Human AI est avant tout une institution qui a une vision mondiale, une convergence dynamique de la technologie et de l’humanité, ancrée en France et au Maroc et rayonnant bien au-delà de ces frontières.

Pensez à un monde où l’intelligence artificielle ne serait pas seulement accessible, mais aussi façonnée selon des valeurs humaines fondamentales. Human AI prend en charge cette noble quête en mettant en œuvre une approche holistique qui touche chaque coin du globe.

Née de la synergie entre Oujda et l’Université Mohammed Premier, Human AI a fait un bond historique en inaugurant la toute première « Maison de l’IA » sur le continent africain. Ce n’est pas seulement un espace physique, c’est une incubatrice d’innovation, un hub éducatif et un laboratoire de création où l’on sensibilise, éduque, et expérimente dans le domaine de l’IA.

Notre portefeuille de services et produits est aussi diversifié que l’est l’humanité elle-même. Le « Human AI Génius Game-Ikigaï » est non seulement un outil de développement personnel, mais surtout une quête pour découvrir sa mission dans la vie, dans un contexte mondialisé où chaque individu compte.

La « Human AI Academy » vise à transcender les frontières géographiques et culturelles en offrant des programmes éducatifs qui s’adaptent aux besoins locaux tout en préparant les apprenants aux défis d’une économie globale.


Notre vision va au-delà. Nous offrons des services de conseil personnalisés, des solutions de recrutement intelligent et des stratégies de cybersécurité robustes qui contribuent à créer un écosystème technologique plus sûr et plus inclusif.

À la croisée entre compétences locales et besoins mondiaux, Human AI s’efforce de mettre l’humain au centre de la révolution de l’IA.

Bienvenue dans l’avenir de l’intelligence artificielle. Bienvenue chez Human AI. 

Nos solutions :
Human AI Génius Game -Ikigaï
• Human AI Academy
• Human AI Services
• Human AI Recrutement
• Human AI Conseil
• Human AI Données
• Human AI Cybersécurité & IA
• Human AI Souveraineté
• Human AI Informations
• Human AI QVCT

Human AI Mentoring
• Human AI Label IA
• OIASH
• Human AI Capital
• École, Université d’excellence IA

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En tant qu’expert en IA, des gouvernements africains, vous ont-ils, sollicités pour développer la technologie dans leurs pays

Oui, il est à noter que le développement de la technologie de l’intelligence artificielle est devenu une préoccupation majeure pour plusieurs gouvernements africains. Dans cette optique, de nombreux experts en IA, dont moi, ont été sollicités afin d’apporter leur expertise et de contribuer activement à l’essor de cette technologie sur le continent.


Human AI, possède un avantage distinctif dans ce domaine. Nous avons conçu tout un écosystème et des outils adaptés pour répondre aux besoins spécifiques de ces pays. Nos offres comprennent des formations certifiantes et qualifiantes, des formations destinées aux formateurs et aux enseignants pour la délivrance de ces diplômes, ainsi qu’un label et une certification en IA.

Notre expertise internationale, couplée à nos différentes plateformes de services, assure que le savoir-faire local est reconnu et vendu dans le monde entier.

De plus, notre plateforme de recrutement intègre un système de matching basé sur les valeurs, garantissant ainsi une adéquation optimale entre les employeurs et les candidats. Cette approche holistique que nous adoptons est indéniablement un atout et représente un gain de temps précieux pour ces nations en quête de développement technologique.

Human AI, l’UMP – L’Université Mohammed Premier & L’Institut EuropIA ont créé une Maison de l’Intelligence artificielle Oujda (MIAO) au Maroc. Pourquoi spécifiquement le Maroc et peut-on s’attendre à voir émerger d’autres MIA dans d’autres zones de l’Afrique ?

C’est grâce à la rencontre exceptionnelle et inspirante avec la Professeure Saïda Belouali, spécialiste dynamique en éthique appliquée à l’IA, que la Maison de l’Intelligence artificielle Oujda (MIAO) a vu le jour. Partageant les mêmes valeurs, elle a orchestré, avec brio, ce projet de création, en capitalisant sur son expérience préalable dans l’organisation de rencontres internationales dédiées à l’éthique de l’IA depuis de nombreuses années.

Le partenariat entre Human AI, EuropIA, l’université Mohammed Premier (UMP) et la région de l’Oriental a permis l’inauguration de cet espace d’expertise et d’acculturation. Il s’agit d’un espace facilitant la collaboration interdisciplinaire, une vraie concentration de l’esprit collaboratif et créatif.

La MIA-UMPO-Maroc est conçue pour mieux apprivoiser l’IA et ses transformations. L’espace est conçu pour offrir de nouvelles voies pour la diffusion de connaissances expertes et éthiques auprès du grand public. Elle offre aussi des possibilités de développer des projets innovants et collaboratifs en réunissant différents acteurs de l’écosystème de l’IA.

C’est pourquoi avec l’Université Mohammed Premier, nous avons souhaité créer un lieu où les réflexions et les expérimentations liées à l’IA soient axées sur l’union de tous les acteurs et parties prenantes autour d’un futur façonné par l’IA. La MIA-UMPO-Maroc vise à dynamiser la collaboration institutionnelle, académique et industrielle autour des nouvelles technologies et de leurs enjeux.

L’espace est régulièrement animé par des événements sur l’innovation et l’IA pour permettre au public d’apprendre, d’échanger et de développer des connaissances. L’objectif est de créer une véritable dynamique d’acculturation à l’IA par des expériences publiques mais aussi par la promotion de recherches appliquées ayant un impact sociétal et économique probant.

Vous noterez que ce genre de projet disruptif devient possible grâce à la rencontre professionnelle et amicale de personnes motivées et engagées. Il a été possible en l’occurrence grâce à la volonté du président de l’UMP, le Professeur Yassine Zarhloule, le Professeur Saïda Belouali et de leur fabuleuse équipe…

J’ajouterai dans les perspectives que d’autres projets sont à venir grâce au dynamisme du président de la Région de l’Oriental Abdennabi Biioui, de l’UMP, de Human AI et toutes leurs équipes.

Quels sont les pays africains qui ont le plus d’atouts pour s’approprier l’IA dans les années à venir ?

Les pays africains qui ont le plus d’atouts pour s’approprier l’IA dans les années à venir sont ceux qui investiront activement dans la formation et le développement de compétences en intelligence artificielle. Cela comprendra l’allocation de ressources pour la formation, la recherche et le développement.

De plus, ces pays se distingueront en vulgarisant la compréhension de l’IA auprès du grand public, des décideurs, des institutionnels et d’autres parties prenantes. Il est essentiel que ces nations s’assurent que l’IA soit mise au service de l’humanité.

Cela signifie qu’elle devrait répondre en priorité aux problématiques premières et prioritaires de ces pays, qu’il s’agisse de la santé, de l’agriculture, de l’éducation ou de la gestion de l’eau.

L’engagement envers l’éducation, la sensibilisation et une application éthique de l’IA, combiné à un investissement stratégique, positionnera favorablement ces pays pour exploiter les avantages de l’IA tout en garantissant qu’elle bénéficie à l’ensemble de leur population.

La société Human AI, avec son lieu physique AI Space, la Maison de l’IA, apporte effectivement tous les outils, formations et solutions nécessaires pour mettre l’intelligence artificielle au service de l’humanité. Notre offre répond aux problématiques premières et prioritaires, puis facilite l’appropriation de l’IA par le biais de la vulgarisation et de la formation.

Quels sont les mécanismes que les États africains doivent mettre en place pour favoriser l’essor de l’Intelligence artificielle ?

Pour que l’Intelligence Artificielle puisse se développer en Afrique, il est important d’améliorer la technologie. Cela signifie construire de meilleures installations technologiques pour que tout le monde, dans tous les coins du pays, puisse avoir accès à Internet et utiliser l’IA.

Ensuite, il faut éduquer les gens. Les écoles et les universités doivent enseigner l’IA pour que les jeunes comprennent comment cela fonctionne. Et pas seulement les jeunes, tout le monde doit avoir accès à des ateliers et des cours sur l’IA. Human AI les aides ce sens.

L’investissement dans l’IA est également crucial. Les gouvernements et les entreprises doivent mettre de l’argent dans la recherche et le développement de l’IA pour créer de nouvelles technologies et solutions.

Il est également nécessaire de créer des lois claires et justes. L’éthique multiculturelle est indispensable. Il faut des règles pour s’assurer que l’IA est utilisée correctement, que tout le monde est traité équitablement, et que les informations personnelles des gens sont protégées.

Pour faire avancer l’IA, il faut encourager l’innovation. Cela veut dire aider les gens à créer de nouvelles entreprises qui travaillent avec l’IA et soutenir les projets de recherche dans ce domaine.

Il est aussi primordial de rendre l’IA accessible à tous. Cela signifie faire en sorte que tout le monde, quels que soient leurs moyens, puisse bénéficier des avantages de l’IA.

Et, bien sûr, l’IA doit être utilisée pour résoudre des problèmes locaux. Cela pourrait être des problèmes dans la santé, l’éducation, ou l’agriculture, qui sont spécifiques à chaque pays.

Enfin, il faut informer les gens sur l’IA. Les gens doivent comprendre ce qu’est l’IA, comment elle fonctionne, et comment elle peut être utilisée pour améliorer la vie quotidienne.

En intégrant toutes ces étapes, les pays africains seront en mesure de créer un environnement favorable au développement de l’Intelligence Artificielle, qui pourra bénéficier à tous.

Quels sont les pays dans le monde qui sont aujourd’hui des références dans le secteur de l’IA ?

Les États-Unis sont souvent perçus comme des pionniers dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec des géants technologiques comme Google et Microsoft qui mènent des recherches avancées et développent des technologies d’IA de pointe.

En Chine, le développement et l’application de l’IA sont également très avancés, grâce à d’énormes investissements dans ce domaine et à l’implication d’entreprises telles que Alibaba et Baidu qui sont à la pointe de l’innovation en IA.

Le Canada est un autre leader mondial en IA, reconnu pour son excellence dans la recherche académique et pour abriter des instituts de recherche renommés, tout en adoptant des politiques proactives pour attirer talents et investissements dans le domaine de l’IA.

Le Royaume-Uni excelle également dans ce secteur, possédant une expertise significative en IA, et un riche écosystème composé d’universités de renommée mondiale, de startups innovantes, et de centres de recherche avancée.

En Europe, la France et l’Allemagne jouent un rôle significatif, en se concentrant particulièrement sur les aspects éthiques de l’IA et son application dans divers secteurs tels que l’industrie et la santé.

Israël est également reconnu comme un hub technologique, ayant une concentration élevée de startups innovantes et de développement dans le domaine de l’IA.

Singapour est en train de se positionner comme un centre d’IA en Asie, investissant massivement dans la recherche et l’application de l’IA dans divers secteurs tels que la finance et la santé.

Enfin, le Japon et la Corée du Sud sont notables pour leurs avancées dans la robotique et l’électronique. Ces pays appliquent l’IA dans de nombreux domaines pour résoudre des problèmes complexes et améliorer la vie quotidienne.

Chacun de ces pays apporte une contribution unique et importante à l’évolution de l’intelligence artificielle, démontrant les diverses manières dont cette technologie peut être développée et appliquée à travers le monde.

L’IA peut-elle aider à relever des défis colossaux pour l’humanité comme la lutte contre dérèglement climatique ?

Imaginez un monde où chaque goutte d’eau est utilisée à son maximum, où les embouteillages sont devenus une chose du passé, et où nous pouvons suivre en temps réel les changements dans nos écosystèmes fragiles. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est le potentiel de l’intelligence artificielle dans la lutte contre le changement climatique.

Alors que les dirigeants mondiaux cherchent désespérément des solutions pour atténuer les effets du réchauffement planétaire, de plus en plus de personnes se tournent vers le potentiel inexploité de l’IA. Comme nous le faisons avec Human AI.

Cette technologie, souvent considérée comme le domaine des geeks de l’informatique ou des magnats de la Silicon Valley, prend désormais une dimension écologique sérieuse.

Imaginez des capteurs installés dans les forêts, les océans et dans l’air que nous respirons. Reliés à des algorithmes intelligents, ces capteurs nous donneraient une image en temps réel de la santé de notre planète.

Déjà, l’IA est utilisée pour surveiller les niveaux de pollution de l’eau et la qualité de l’air, fournissant des données essentielles qui peuvent informer les politiques publiques.

L’IA ne s’arrête pas là. Dans nos maisons et nos entreprises, des algorithmes intelligents peuvent réduire notre consommation d’énergie. Des systèmes de chauffage et de refroidissement activés par IA savent quand vous êtes à la maison et ajustent les températures en conséquence, évitant le gaspillage d’énergie.

Pensons aussi à l’agriculture. Des drones, équipés de divers capteurs et pilotés par IA, survolent les champs, analysant l’état des cultures et le taux d’humidité du sol. Le résultat ? Les agriculteurs savent exactement quand irriguer, réduisant ainsi le gaspillage d’eau et améliorant les rendements.

Et pour ce qui est du transport, des voitures autonomes pourraient un jour réduire, voire éliminer, les embouteillages. Cela aurait un impact majeur sur les émissions de gaz à effet de serre. Les systèmes de gestion du trafic pourraient être optimisés pour éviter les congestions, rendant nos villes plus vertes.

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Chaque année, des millions de jeunes Africains arrivent sur le marché de l’emploi. Comment l’IA peut-elle aider à créer des opportunités pour tous ces jeunes ?

Chaque année, face à l’afflux massif de jeunes Africains sur le marché de l’emploi, l’Intelligence Artificielle se révèle être un outil précieux pour créer des opportunités diversifiées et adaptées. Dans ce contexte, la société Human AI a mis en œuvre des solutions innovantes pour aborder ce défi.

Human AI a introduit le « Génius Game-Ikigaï, » un outil qui sert non seulement au développement personnel, mais qui constitue surtout une quête significative pour découvrir sa mission de vie dans un monde globalisé. Cet outil permet à chaque individu de mieux se connaître et de s’orienter plus efficacement vers les domaines dans lesquels ils seront les plus performants et épanouis.

En parallèle, pour aroser la soif d’apprentissage et le besoin de formation, Human AI a développé une plateforme de formations en distanciel et en présentiel. Cette plateforme permet à chacun de combler ses lacunes en compétences ou de se former dans les métiers de ses rêves, le tout en adéquation avec son Ikigaï. Ce type de formation ciblée est essentiel pour habiliter les jeunes Africains à saisir les opportunités qui se présentent à eux.

De plus, Human AI propose une plateforme de services globale, qui valorise les compétences locales en offrant un accès mondial. Cette approche « glocale » construit un pont de confiance entre les entreprises et les experts locaux, optimisant ainsi l’échange de services et de compétences.

Enfin, pour maximiser les chances de chacun de trouver un emploi en harmonie avec ses valeurs et compétences, Human AI a lancé la première plateforme de recrutement avec matchings de valeurs. Cette initiative veille à ce que chaque individu puisse s’épanouir dans son futur métier, en alignant ses aspirations profondes avec les opportunités professionnelles disponibles.

Ces innovations créées par Human AI visent donc à utiliser l’IA pour guider et soutenir les millions de jeunes Africains qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, en leur offrant des opportunités adaptées à leurs aspirations et compétences.

En permettant à chaque jeune de suivre son Ikigaï et de développer ses compétences de manière ciblée, l’IA contribue à créer un environnement professionnel épanouissant et propice au développement de chacun dans le contexte africain.

En mettant en œuvre ces solutions innovantes, nous aspirons à endiguer la fuite des cerveaux de l’Afrique. Nous pouvons offrir aux jeunes talents du continent la possibilité de valoriser et de commercialiser leur expertise à l’échelle mondiale tout en résidant dans leurs pays d’origine. Avec cette approche, ces jeunes contribuent au développement durable et à l’épanouissement de leur terre natale.

Monsieur Ribeiro, d’aucuns estiment que l’IA a le potentiel d’entrer en compétition avec l’être humain. Certains vont plus loin en affirmant que l’IA pourrait devenir autonome et constituer une menace pour l’homme. Qu’en pensez-vous ?

Effectivement, la question de l’IA en compétition avec l’être humain et de son autonomie potentielle soulève de réelles et importantes préoccupations éthiques et philosophiques.

Je partage l’avis que l’IA a le potentiel de transformer notre monde de manière significative. Cependant, je suis également convaincu que nous, en tant que société, avons le pouvoir et la responsabilité de façonner son développement et son utilisation de manière éthique et respectueuse de la diversité culturelle.

Mon approche et celle de Human AI sont fondées sur le principe que l’IA doit être au service de l’humanité. L’IA est, et doit rester, un outil pour améliorer et enrichir la vie humaine et non pas la compromettre.

Il est impératif d’intégrer une éthique multiculturelle dans le développement de l’IA pour veiller à ce qu’elle réponde aux besoins et valeurs de l’ensemble de l’humanité, et non pas seulement à une portion de celle-ci.

Nous devons être vigilants et actifs dans le dialogue sur l’IA et son développement. Nous devons nous poser des questions critiques sur la manière dont l’IA est conçue, sur les données qu’elle utilise pour apprendre, sur les personnes qui sont à la table de décision dans son développement et sur les contextes culturels et sociétaux dans lesquels elle est déployée.

Je crois fermement qu’en faisant preuve de prudence, de réflexion et de responsabilité dans le développement de l’IA on peut réaliser de grandes choses. En gardant à l’esprit son rôle au service de l’humain et en respectant une diversité de perspectives et de valeurs, nous pouvons utiliser l’IA comme un levier puissant pour le bien-être global et pour aborder de manière constructive les défis auxquels l’humanité est confrontée.

L’IA ne doit pas devenir une menace pour l’homme, mais plutôt un complice dans la réalisation de nos aspirations collectives et individuelles.

Le monde sera-t-il meilleur avec l’IA ?

Tout à fait, l’IA détient le potentiel pour rendre le monde meilleur, mais cela dépend largement de la manière dont nous choisissons de la développer, de l’implémenter et de l’utiliser. Si nous restons vigilants et consciencieux, l’IA a le potentiel pour rapprocher l’humanité et améliorer considérablement notre qualité de vie et celle de notre planète.

L’IA peut effectivement libérer l’humain de tâches répétitives et mécaniques, nous permettant de nous concentrer sur des activités plus enrichissantes et créatives. En éliminant la nécessité d’effectuer des tâches monotones et routinières, l’IA peut augmenter notre productivité et notre créativité. Cette vision peut contribuer à l’épanouissement personnel et professionnel de chaque individu.

Par ailleurs, l’IA offre des solutions innovantes pour résoudre des problèmes globaux pressants, comme le changement climatique, les maladies, la famine et la pauvreté. Elle peut aider à optimiser l’utilisation des ressources, à améliorer la distribution de la nourriture et de l’eau, à développer des traitements médicaux plus avancés et à surveiller et protéger l’environnement.

Cependant, pour atteindre ces objectifs nobles, nous devons instaurer un dialogue constant et constructif sur les implications éthiques, sociales et culturelles de l’IA avec une éthique multiculturelle chère à Human AI.

Nous devons établir des normes et des réglementations qui garantissent son développement responsable et équitable, et nous assurer que ses bénéfices soient partagés de manière juste et inclusive.

Si nous sommes guidés par des valeurs éthiques multiculturelles solides, et si nous utilisons l’IA de manière responsable et réfléchie, elle a le potentiel non seulement de rendre notre monde meilleur, mais également de nous unir dans un effort collectif pour sauvegarder et enrichir notre planète et toute l’humanité.

Votre mot de fin ?

Je tiens à souligner l’optimisme et la foi que je place en l’humanité et en notre capacité collective à façonner une Intelligence Artificielle qui soit éthique, multiculturelle et résolument au service de l’humanité.

Je crois fermement que les sociétés, les individus et les communautés sauront prendre leurs responsabilités pour contribuer à la construction d’une IA qui reflète nos valeurs les plus chères et qui travaille pour le bien-être et l’épanouissement de tous.

Depuis mai 2023, notre initiative d’Ambassadeurs de Human AI s’inscrit dans cette vision positive et constructive de l’IA. En structurant un écosystème qui rassemble déjà plus de 7 000 Africains et Européens, issus de domaines variés tels que le monde de l’entreprise, les organisations multilatérales comme la Banque mondiale, le monde politique et universitaire, nous œuvrons pour une IA inclusive et éthique.

Ces ambassadeurs, après avoir suivi une formation sur les enjeux de l’IA et l’éthique appliquée à l’IA, contribuent activement à vulgariser l’IA à l’international dans leurs écosystèmes respectifs.

Notre ambition ne s’arrête pas là. Nous envisageons également de former des formateurs aux métiers du numérique, de la data et de l’IA, en mettant particulièrement l’accent sur l’inclusion des femmes. Il est crucial que chacun, indépendamment de son genre, de sa nationalité ou de son milieu, puisse contribuer à et bénéficier de l’évolution de l’IA.

Je reste convaincu que grâce à nos efforts concertés, à une volonté collective d’apprendre et de comprendre, et à un engagement envers l’éthique et le respect mutuel, nous sommes en bonne voie pour réaliser le potentiel transformateur de l’IA, pour nous tous et pour les générations futures.

Ensemble, bâtissons une IA qui respecte la diversité de l’humanité et qui œuvre pour un futur meilleur et plus harmonieux.

Rejoignez Human AI dans cette perspective.



10000 CODEURS et le forum panafricain sur les métiers du numérique : quand la jeunesse africaine transforme son avenir au Bénin

Le forum panafricain sur les métiers du numérique organisé par l’association 10000 CODEURS est le rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte en cette fin d’année 2023. Cet évènement phare se tiendra du 18 au 20 octobre prochain au Bénin.

Comme je l’avais indiqué dans cet article, « Le numérique et 10000 CODEURS, une aubaine pour la jeunesse africaine » 10000 CODEURS a pour objectif de transformer la vie de la jeunesse africaine grâce au numérique.

L’association déploie sa vision depuis 2015 et grâce à son réseau d’experts, ses partenaires, elle a apporté une véritable valeur ajoutée dans le parcours de plusieurs talents africains.

Crédit Photo : Maurice Nontondji avec accord pour utilisation

10000 CODEURS vous donnent rendez-vous au Bénin

Cette année, pour impacter encore plus la vie de la jeunesse africaine et faire du numérique un puissant levier de développement pour l’Afrique, 10000 CODEURS a mis les petits plats dans les grands.

Sous l’impulsion de son président, monsieur Douglas Mbiandou, l’association a initié le 1ᵉʳ forum panafricain sur les métiers du numérique.

L’évènement va rassembler ce qui se fait de mieux dans l’industrie du numérique. On notera la présence des talentueux ambassadeurs 10000 CODEURS, titulaires du passeport numérique.

Les ambassadeurs 10000 CODEURS sont les précurseurs d’une nouvelle ère dans laquelle ils sont maîtres de leur destin grâce au numérique.

L’évènement qui s’annonce va offrir de nouvelles perspectives aux jeunes africains. Vous êtes jeune diplômé, en situation de reconversion professionnelle, ou passionné par le numérique, alors vous devez rejoindre 10000 CODEURS et c’est par ici que ça se passe : https://10000codeurs.com/

Crédit Photo : Maurice Nontondji avec accord pour utilisation

Alors comment va se dérouler concrètement le 1ᵉʳ forum panafricain sur les métiers du numérique ? Durant trois jours, il y aura une série de présentations et de conférences.

Des séances de réseautage et des déplacements terrain seront aussi à l’ordre du jour. Ces différentes activités viseront à présenter les immenses opportunités qu’offre le numérique.

En outre, le 18 octobre prochain, le Palais des congrès de Cotonou accueillera l’ensemble des participants du forum. Une cérémonie officielle d’ouverture avec l’allocution des sponsors donnera le top départ de l’évènement.

On entrera ensuite dans le vif du sujet avec des échanges et des rencontres de très haut niveau. Durant le premier jour du forum, l’accent sera mis sur la vision du numérique selon 10000 CODEURS.

Il sera ensuite question de mettre en place des stratégies pour embarquer le maximum de jeunes dans le wagon des opportunités du numérique.

Les deux derniers jours du forum seront de véritables masterclass qui vont intégrer la culture du numérique et de l’entrepreneuriat dans l’ADN des populations.

Crédit Photo : Maurice Nontondji avec accord pour utilisation

Le numérique, outil de développement pour l’Afrique

Ce 1ᵉʳ forum panafricain sur les métiers du numérique au Bénin tombe vraiment à point nommé au vu du contexte actuel de fortes mutations au sein de nos sociétés.

Savez-vous qu’il y a 650 millions de jeunes âgés de 15 à 35 ans qui ignorent totalement les nombreux métiers qui découlent numérique ?

Une grande partie de la jeunesse africaine ignore les usages, les métiers, les technologies du numérique. De plus, elle est en déphasage face aux enjeux éthiques du numérique.

De ce fait, elle n’arrive pas à déchiffrer certains codes de l’entreprise pour se projeter efficacement dans l’avenir.

Il y a donc un travail consistant à réaliser. Pour inverser la tendance et comme l’affirme El Professor dans la série Casa de Papel, « c’est là que le forum de 10000 CODEURS intervient ». Cet évènement majeur aura pour principal objectif de :

  1. Présenter les métiers du numérique et la posture pour réussir sa carrière
  2. Mettre la jeunesse et le numérique au service des territoires
  3. Éveiller la jeunesse à l’entrepreneuriat innovant
  4. Générer les opportunités d’emploi
  5. Lever des fonds pour la formation des talents « 10000 CODEURS »

10000 CODEURS s’inscrit dans une vision panafricaniste du développement où le numérique sert de vecteur de propagation du projet prôné par les pères de l’idéal panafricaniste tels que Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Kwame Nkrumah, Amilcar Cabral, Sylvanus Olympio, etc.

Depuis quelques années, 10000 CODEURS s’est spécialisée comme leader de la sensibilisation, de la formation, de l’insertion vers plus de 65 métiers du numérique. La vision de l’association favorise :

  1. L’émancipation du citoyen
  2. Le développement durable des territoires
  3. La souveraineté des États

Le forum panafricain sur les métiers du numérique est une première étape vers la réalisation d’une ambition. Cette aspiration va faire basculer l’Afrique dans une autre dimension.

« Construire un monde porté par une jeunesse responsable, qui respecte la femme, l’environnement et dans lequel le numérique contribue au progrès de l’humanité « .

Telle est la devise de 10000 CODEURS

Le Bénin puissance 10000

À travers son accompagnement, 10000 CODEURS a permis à des talents exceptionnels de déployer leurs ailes. Ces talents se sont imposés comme des références dans plusieurs métiers du numérique.

On pense notamment à la Togolaise Hamdiyatou Adjama (Developpeur NoCode), le Congolais Yann Banvi (Developpeur senior et Architecte logiciel), le sénégalais Birante Sy (Analyst Revenue Fraud Management), Nabounou Diabi (Directrice de projets), la Béninoise Pamela Fagla (Data Scientist Junior).

De nombreuses autres pépites sont en cours de formation. Elles ont pour intention d’inscrire leur nom en lettre d’or dans les annales du numérique.

À partir de là, vous pouvez avoir une idée de l’accompagnement qu’offre 10 000 CODEURS.

Durant le forum panafricain sur les métiers du numérique, une démonstration sur le concept de l’association sera présentée et vous constaterez comment ce projet change des vies.

À cette rencontre, la communauté 10000 CODEURS Bénin sera le fer de lance d’un vaste mouvement qui va s’étendre à toute l’Afrique.

Le Bénin a initié un ensemble de réformes afin de créer un écosystème favorable au déploiement du numérique. C’est une nation qui est appelée à devenir un pilier du numérique sur le continent.

Le Bénin entraîne dans son sillage d’autres pays africains. Eux, à leur tour, créent des conditions pour le déploiement optimal du numérique au profit de leur population.

10000 CODEURS et l’État du Bénin, main dans la main pour la mise en avant du forum

Crédit Photo : Maurice Nontondji avec accord pour utilisation

Savez-vous qu’à la date du 15 septembre 2023, sur les 200 profils accompagnés en Afrique, le nombre de Béninois accompagnés est de 50, soit 1/4 des bénéficiaires ? Cela montre à quel point l’engouement autour du numérique est très fort dans ce pays.

Les premières autorités béninoises croient en la vision de 10000 CODEURS. Le mardi 12 septembre, une équipe de 10000 CODEURS, conduite par Douglas Mbiandou a été reçu par madame Aurelie Ilimatou Adam Soule, ministre du numérique et de la digitalisation du Bénin.

Les échanges avaient porté sur l’organisation du forum panafricain sur les métiers du numérique. Madame la ministre avait alors affirmé que son département se tient prêt à accompagner comme il se doit l’évènement.

De plus, le ministère du numérique et de la digitalisation collabore activement avec 10000 CODEURS sur le programme phare de l’association qui est l’accompagnement « 1 emploi en 3 étapes ».

Ce programme est un condensé de l’expertise de 10000 CODEURS pour tirer la jeunesse béninoise et africaine vers le haut.

Toujours au Bénin, l’association nationale des Communes du Bénin (ANCB), qui regroupe 77 communes, va également se tenir aux côtés de 10000 CODEURS pour la réussite du 1ᵉʳ forum panafricain sur les métiers du numérique.

L’association pour la promotion des objectifs de développement durable (APODD) sera aussi de la partie pour apporter sa pierre dans la mise en avant du forum sur les métiers du numérique.

Crédit Photo : Maurice Nontondji avec accord pour utilisation

Des partenaires qui aident les ambassadeurs 10000 CODEURS à se réaliser

Plusieurs groupes internationaux comme Deloitte, InfraNum, Human Ai, WeRebase, Gomycode, Proxymex, Autodesk, Jalios, Datagong, Sayna et bien d’autres, croient en la vision de 10000 CODEURS et soutiennent l’association de diverses manières.

Chers sponsors, le 1ᵉʳ forum panafricain sur les métiers du numérique est une occasion de participer à une révolution.

En vous joignant à 10000 CODEURS, vous contribuez à façonner un écosystème ultra-dynamique qui va constituer une référence sur le marché mondial du numérique.

L’éminent économiste et homme politique ivoirien, Tidjane Thiam aime faire cette déclaration dès qu’il en a à l’occasion : « Quand je parle aux investisseurs, je leur dis ‘’Si vous voulez multiplier par 100 votre mise, allez à la Silicon Valley. Si vous voulez la multiplier par 1 000, allez en Afrique »

Chers sponsors, vous multiplierez non pas par 100 ou 1000 votre mise, mais par 10000 si vous vous associez à 10000 CODEURS. Si vous souhaitez participer à cet exaltant projet, c’est par ici : https://10000codeurs.com/forum-sponsoring

Pour les inscriptions au forum, rendez-vous sur ce lien : https://10000codeurs.com/forum-programme-conferences-et-ateliers/

Pour toute autre information, vous pouvez contacter le chef de projet du forum, son excellentissime Maurice Nontondji

On se donne rendez-vous le 18 octobre au Bénin pour vivre le 1ᵉʳ forum panafricain sur les métiers du numérique. Le progrès fait rage et le futur ne manque pas d’avenir